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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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TABLEAU DE LÉTAT DES SCIENCES

une même plante par chaque auteur. Il fît ce que lon appelleune synonymie, c'est-à-dire qu'il réunit en un tableau les nomsdivers donnés à une même plante. Son ouvrage lui coûta qua-rante années de travail.

Les progrès de la botanique furent suspendus après la mortde Bauliin. Les guerres presque continuelles qui tourmentèrentlEurope jusquau dix-septième siècle expliquent cet arrêtdans les études. Il faut arriver jusquà Tournefort et ses con-temporains pour trouver sur la sciences des plantes un ouvragede quelque valeur.

Ce qui contribua à activer les progrès de la botanique, ce futla création des jardins détude. Le premier fut établi à Pise ,en 1543, par les ordres du grand duc Côme I er . Luc Ghini enfut le directeur, et Césalpin lui succéda. En 1545, la répu­ blique de Venise fit établir un jardin botanique à Padoue . Flo-rence, en 155G, appela Luc Ghini, et le chargea den établirun semblable, pour linstruction des étudiants. Bologne etRome imitèrent cet exemple. Aldrovande fut le directeur dujardin botanique de Bologne ; celui de Rome fut placé dans lepalais même du pape, au Vatican .

Jusque- tous les jardins botaniques avaient été établis enItalie . Leyde , en 1568, fut la première ville allemande quisuivit cet exemple. Vint ensuite Leipsig.

Ce nest que sous Henri IV que fut créé le premier jardinbotanique que la France ait possédé. Il fut fondé à Mont­ pellier , en 1597. Au bout de quelques années, le jardin bota-nique de Montpellier était tombé dans un fâcheux état, fautede fonds destinés à son entretien. On proposa den établir unautre à Paris ; mais ce projet ne fut mis à exécution quen1626, sur les instances de Guy de La Brosse , médecin deLouis XIII .

Guy de La Brosse représenta au roi que Paris étant devenu,comme létait Montpellier , un centre scientifique, il était indis-pensable, pour linstruction des élèves en médecine et pour lesprogrès de la botanique, détablir dans la capitale un jardindétudes. Guy de La Brosse mit tant d'empressement à linstal-lation de ce jardin, que, grâce à lassistance du cardinal de Ri-chelieu et de lintendant des finances, au bout de dix annéesseulement, le Catalogue du jardin du roi embrassait plus de deux