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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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AU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

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mille plantes. Ilérouard, premier médecin du roi, fut nomméintendant de cejardin. Guy de LaBrosse, qui lui succéda, esti-mant quil fallait répandre dans le public la connaissance desplantes, créa trois places de professeurs et une place de démons-trateur. Le professeur donnait lenseignement théorique dansun cours oral ; le démonstrateur répétait pratiquement le coursau jardin et à la campagne.

Le Jardin des Plantes de Paris fut négligé ensuite pendantquelques années. Mais Fagon vint, et se consacra avec ungrand zèle à lavancement de la botanique. Xon content davoirressemblé des milliers de plantes dans 1 e jardin du roi, Fagon entreprit plusieurs voyages dans les Cévennes, dans lAu-vergne, dans le Languedoc , les Alpes et les Pyrénées . Il rap-porta de ses excursions une grande quantité de plantes, dont ilenrichit le jardin botanique de Paris .

Tournefort succéda à Fagon dans les fonctions dintendant dujardin du roi.

Pendant cet intervalle, des jardins botaniques avaient étéfondés en Allemagne . Giessen (dans le duché de Hesse ), enpossédait un. En 1625, la ville de Nurembeig en fit établir unautre pour la faculté dAlfort. Il en existait un à Iéna en 1629.LAngleterre entra plus tardivement dans cette voie. Le jardindOxford ne date que de 1610. Pendant la même année, on enfondait un à Copenhague . Le jardin d'Upsal, qui servit auxétudes de Linné , fut établi en 1657. LEspagne fut la dernièreà suivre ces bons exemples; ce nest que du dix-huitième siècleque datent les jardins botaniques de Madrid , et de Coïinbre enPortugal .

Géologie. Au commencement du seizième siècle , desfouilles que lon faisait à Vérone , pour certains travaux, ame-nèrent la découverte dune multitude de pétrifications curieuses.On avait déjà proposé diverses hypothèses, plus ou moins sou-tenables, pour expliquer ce phénomène, lorsque le médecinFrascator, homme dun esprit juste et dune grande érudition,déclara que, selon lui, ces coquilles avaient appartenu à desêtres qui avaient autrefois vécu dans lendroit même lonvenait de trouver leurs dépouilles. Il réfuta, par des arguments'péremptoires, toutes les hypothèses relatives à lorigine de cescoquilles, sans excepter celle qui les attribuait au déluge biblique.