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SAVANTS DU DIX-SEPTIEME SIECLE
nome danois , chassé d'Uraniebourg par les mauvais procédésde ses compatriotes, quittait le Danemark pour se rendre enAllemagne , le livre ne lui parvint que l’année suivante. Tycliolui répondit d’une manière bienveillante et polie. Il regrettaittoutefois que le jeune auteur eût pris pour base de ses re-cherches le système de Ivopernik. Il l’engageait à laisser làdes spéculations oiseuses, et à s’occuper des observations quelui, Tyclio, vieilli dans l’étude du ciel, avait pu faire pendantun grand nombre d’années. Il terminait sa lettre en l’invitantà se rendre auprès de lui.
Comme Iveppler n’acceptait pas avec empressement cetteinvitation, Tyclio crut devoir la renouveler avec plus d’instance.Mais ce ne fut que vers le commencement de l’année 1000(nous dirons tout à l’heure à quelle occasion) que Iveppler sedécida à accepter les offres de Tyclio.
Iveppler était si satisfait des découvertes qu’il croyait avoirfaites dans son Myslerium cosmograpMcum, il leur attribuaitune telle importance, qu’il n’aurait pas voulu y renoncer,disait-il, lors même qu'on lui eût offert, à titre de compensa-tion, l’électorat de Saxe! Cet ouvrage n’avait pourtant rien deremarquable. Les vrais connaisseurs pouvaient seuls y décou-vrir les premières étincelles d’un génie prêt à se développer.Tycho-Drahé ne s'y trompa pas.
Quelles que soient les préoccupations du savant, il estdans la vie de l’homme un âge oii, malgré tout le charmequ’on trouve à l'étude, on sent qu’on n’est pas fait pourvivre isolé. Iveppler touchait à sa vingt-sixième année; saposition à l’université de Graetz le mettait en évidence,et l'entourait d’une certaine considération. Il songea doncaux pures et légitimes joies d'un mariage bien assorti. Cen’était encore qu’un rêve; mais, pour changer ce rêve en unedouce réalité, il ne lui manquait plus que de trouver unefemme répondant aux besoins de son cœur, et à laquelle ilsût plaire.
Il rencontra cette femme dans Barbara de Millier, jeuneveuve, noble et belle, et il la demanda à ses parents. Onpromit de la lui accorder lorsqu'il aurait exhibé ses preuvesde noblesse. Ces preuves, que le jeune professeur fut obligé defaire venir du. duché de Wirtenberg, consistaient sans doute