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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIEME SIECLE

en Styrie , par les guerres de religion, et il avait été obligé da-bandonner sa chaire de Graetz. C'était maintenant la haine contrela prétendue sorcellerie qui le chassait de lAutriche . En par-tant de Linz , il écrivait, avec amertume, à un de ses amis :

me réfugier maintenant? Dois-je chercher une provincedéjà dévastée, ou une de celles qui ne tarderont pas à lêtre? (li »

Bien que protestant très-zélé (il lavait prouvé par sa con-duite à Graetz), Keppler entretenait, comme savant, des rela-tions très-amicales avec les jésuites les plus distingués de leurordre. Les jésuites, beaucoup plus instruits, à cette époque,que les autres corps religieux, savaient parfaitement séparerla religion de la science. Quelle que fût la croyance dun savant,ils vivaient en paix avec lui, et le soutenaient même au besoin,pourvu quil nattaquât point leur ordre.

« Pourquoi Galilée ne sest-il pas ménagé les bonnes grâces de nospères! écrivait le P. Gremberger, jésuite, mathématicien du collège-Romain. Rien de désagréable ne lui serait arrivé. Il brillerait triomphant,glorieux et grand aux yeux du monde. Il écrirait tout ce quil voudraitmême sur le mouvement de la terre, et nul ne linquiéterait. »

Le général Wallenstein, qui avait été lun des lieutenants delempereur Rodolphe, avait obtenu, à titre suzerain, le duchéde Mecklenbourg . Alinstigation des pères jésuites , Wallenstein fit ajouter au décret dinstitution de son duché un article quiassurait lavenir de Keppler en lattachant à son service et enstipulant que larriéré des appointements qui lui étaient dus, ensa qualité dastronome de lempereur Mathias, lui seraient payés.

Keppler entra donc à la cour du général Wallenstein , commeastrologue officiel. Mais, séparé de sa femme et de ses enfants,quil avait laissés en Autriche , il ne pouvait saccoutumer à la vietumultueuse et désordonnée des camps. Dailleurs, bien que duncaractère doux et facile, il avait trop le sentiment de sa supé-riorité pour se plier aisément aux caprices dun maître impé-rieux et hautain, qui voulait, comme dit Schiller dans son dramede Wallenstein, « faire prévaloir sa volonté jusque dans leciel ». Le général ne tarda pas à s'apercevoir que Keppler avaitpeu de foi dans le langage des astres, et que, dans ses pronostics,

(!' Lettre de Galilée à Dcodali (28 juillet 1674],