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PAYANTS DU DIX-SEPTIÈIIE SIÈCLE
En 1004, il publia ses Paralipomènes, on Suppléments a Vop-tique de Vitellion , et la partie optique de Vastronomie. (AdYitellioneniparalipomena, quibus astronomie pars optica ira-ditur, etc.) U ne faut pas chercher dans cet ouvrage la préci-sion et la netteté de vues qui distinguent ceux des grandsmaîtres de la science, dans le dernier siècle et dans le siècleactuel. « Mais, dit Montucla , il est plein d’idées neuves etdignes d’un homme de génie (1). » Il faut considérer aussique Iveppler, quand il composa ce livre, n’avait pas encoretrente-trois ans. Le docteur Hœfer, dans l’article Iveppler dela Nouvelle biographie générale, trouve que ce travail est duplus haut intérêt pour l’histoire de l’optique. C’est là qu’on voitdécrits, en termes non équivoques, les premiers indices de lathéorie de l’ondulation, aujourd’hui généralement adoptée,ainsi que ceux de la loi du sinus de réfraction, dont la décou-verte a été attribuée à Descartes ou à Snellius .
Porta et Maurolico avaient touché d’assez près à la vérité,mais sans la découvrir, en s’efforçant d’expliquer la manièredont se fait en nous la vision. Iveppler rassembla les traits delumière qu’avaient répandus les deux physiciens sur ce mys-térieux phénomène, et il fut assez heureux pour en apercevoirla cause. Il reconnut le véritable rôle du cristallin, l’existencedes images qui vont se peindre sur la rétine, enfin les causes dela myopie et de la presbytie.
L’explication de la manière dont se fait la vision conduisitKeppler à celle de divers phénomènes partiels. Il nous ditpourquoi, quelle que soit la forme du trou par lequel un rayonsolaire est introduit dans une chambre obscure, la section ducône lumineux faite à une certaine distance du trou, par uncarton blanc perpendiculaire à l’axe, donne toujours une imagecirculaire, question dont Aristote avait demandé la solution.Il indique la cause de l’augmentation du diamètre apparent dela lune, et celle de tous les corps lumineux placés sur un fondobscur, etc. On trouve dans le même ouvrage diverses obser-vations d’astronomie optique qui ne sont pas sans intérêt.
Il est moins heureux à d’autres égards. C’est en vain qu’il setourmente et fait de nombreux efforts pour découvrir la loi de
(1) Histoire des mathématiques, t. III.