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rons qu’eu 1012, au moment où les lettres de Galilée à Welser,au sujet des taches du soleil, venaient d'être publiées, le car-dinal Barberini, qui en avait reçu un exemplaire, écrivit àGalilée la lettre suivante, en date du 5 juin :
<> J’ai reçu votre dissertation sur divers problèmes scientifiques sou-levés pendant mon séjour ici ; je la lirai avec grand plaisir, tant pour meconlirmer dans mon opinion, qui concorde avec la vôtre, que pour admireravec tout le monde les fruits de votre rare intelligence.
« Vos lettres adressées à Welser ont été les bienvenues. Je les liraiavec plaisir et les relirai comme elles le méritent. Ce n’est pas là unlivre qu’il faille laisser dormir oisif parmi les autres livres; lui seul peutme décider à dérober à mes occupations oflicielles quelques heures poul-ies consacrer à sa lecture et à l’observation des planètes... En attendant,je vous remercie du souvenir que vous avez conservé de moi, et je vousprie de ne pas oublier la haute estime que je professe pour un génieaussi bien doué que le vôtre. »
Le cardinal, Barberini, avait composé, dit M. PhilarèteChasles , en faveur de son astronome favori, une pièce de verslatins, accompagnée d’une épître, dans laquelle ce prélat dit« qu’il a toujours eu pour Galilée de l’estime, et qu’il espère queses vers seront accueillis, sinon comme dignes de l’astronome,du moins comme une preuve de la sympathie et de l’affectionqu’il a pour lui (1). » Ces vers latins, pour être médiocres, n’enprouvaient pas moins la sympathie que le cardinal Barberiniéprouvait pour Galilée .
Devenu pape, Barberini parut conserver encore les mêmessentiments pour Galilée , et il le prouva par le passage suivantd’une lettre qu’il adressait au grand-duc, le 5 juin 1623:
« Depuis longtemps nous avons voué une affection toute paternelle àce savant (Galilée ) dont la gloire illumine les deux et remplit le mondeentier. Nous avons reconnu en lui, non-seulement une science profonde,mais encore une piété sincère, et nous savons qu’il excelle dans les con-naissances spéciales qui se recommandent naturellement à la bienveil-lance d’un pontife (2). »
C'était au mois d’août 1623 que le cardinal Barberini avaitété élu pape, et l’Académie des Lincei, qui siégeait à Rome etdont Galilée faisait partie, s’était hâtée de lui dédier le Saggia-tore. Galilée se rendit à Rome , pour féliciter le nouveau chef