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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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GALILEE

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accueilli avec intérêt ses découvertes, et n'avait trouvé aucuneraison pour repousser la doctrine de Kopernik . La publicationdes Dialogues vint malheureusement élever entre Urbain VIII et Galilée un nuage, qui, grossi et renforcé par les ennemis duphysicien de Florence , amassa sur la tête de ce dernier unorage d’où partit la foudre qui devait l’atteindre.

On prétendit, pour perdre l'astronome toscan, que Simplicioétait le pape Urbain VIII ; mais cela n’est pas même vraisem-blable. En premier lieu, si, sous le nom de Simplicio, Galilée eût vouln mettre en scène un pape, il eût plutôt choisi Paul V qu’Urbain VIII , à cause des opinions et du caractère de ce der-nier pontife. Mais pourquoi aurait-il livré à la risée et au mé-pris un homme dont il n'avait jamais eu jusque-là qu’à se louer,et qui s’était ouvertement déclaré son admirateur et son ami?En montant sur le trône pontifical, le cardinal, Barberini avaitdû conserver ses mêmes opinions scientifiques, et tout nous porteà croire que, dans ses conversations intimes, il admettait sansdifficulté la théorie de Kopernik . Rien donc, absolument rien,n’autorise à supposer que Galilée ait eu la pensée de peindreUrbain VIII sous les traits du sot personnage de Simplicio. Sesennemis, pour exciter contre lui le pape, purent seuls avoirl’idée d’accréditer ce mensonge.

Galilée avait, eu sans doute vent de cette calomnie, car,en 1630, il jugea bon, comme nous venons de le dire, de serendre à Rome , portant avec lui le manuscrit de ses Dia-logues. Il en donna lecture à quelques hommes éclairés, sesamis. Après avoir tenu compte de leurs observations, il allatrouver le P. Riccardi, maître du sacré palais, et lui pré-senta son ouvrage, comme un recueil de fantaisies scienti-fiques, le priant de le censurer avec la plus grande sévérité,et d’en retrancher sans scrupule tout ce qui pourrait lui paraîtresuspect.

Le prélat lut et relut le livre, le donna à juger à ses collè-gues, et n’y trouvant rien à reprendre, y mit, de sa propremain ( propriâ manu), la permission d'imprimer.

Cette approbation suffisait pour que le livre pût s’imprimer àRome ; mais Galilée présuma, non sans raison, qu’à Rome sesennemis 11 e tarderaient pas à en faire suspendre l’impression.Il trouva donc un prétexte pour demander la permission de le

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