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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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DESCARTES

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utile, et au besoin, un défenseur plus zélé, que Desargues .Digne précurseur de Jacquart, Desargues était à Lyon ,devait naître, au siècle suivant, linventeur du métier à tisser.Une généreuse pitié, à laspect du labeur pénible au prix duquelles métiers de Lyon donnaient le pain aux ouvriers, fut lapremière inspiration qui avait dicté à Desargues , comme plustard elle dicta à Jacquart, le noble emploi quils firent lun etlautre de leur génie en faveur des ouvriers.

Parmi les littérateurs, Descartes se choisit quelques amis,au premier rang desquels on voit se dresser lécrivain leplus en vogue à cette époque : nous voulons parler de Balzac .Plein de vanité autant que de talent, Balzac dominait toute lafoule des beaux esprits, et ne saluait que lui-mème, dune incli-nation de sa tête superbe. Fier de la faveur du cardinal deRichelieu, si toutefois un tel homme pouvait être fier dautrechose que de son génie, historiographe deFrance, conseillerdEtat, et ce qui valait mieux encore pour un homme de lettres,richement pensionné, Balzac était alors à lapogée de sa fortuneet de sa gloire. Nous sortirions de notre sujet en recherchantsi son mérite réel répondait à sa renommée et à ses titres.Balzac , ce sera tout dire dun mot, était venu en son temps.Ecrivain solennel et souvent emphatique, il avait le secret destouches vigoureuses. Il créa la grande période, devenue clas-sique plus tard, et donna à la prose française une ampleur etune harmonie quelle navait pas connues jusquà lui.

Descartes , séduit par ce dernier côté, comme la plupart deses contemporains, admirait lout dans Balzac , jusquà sa vanité.Cette vanité, qui rendait le solennel historiographe de France insupportable à tout le monde, lui créa tant dennemis quunbeau jour, ne pouvant plus leur résister, il quitta la cour etla ville, et fit une retraite, peu philosophique, dans la terre dontil était seigneur. Mais Descartes lui resta toujours fidèle, etquand lui-même, par de tout autres raisons, eut pris le partide la retraite, non pas dans une province de France , mais chezune nation étrangère, les deux exilés ne cessèrent pas den-tretenir une correspondance, dans laquelle Balzac reçut tou-jours plus de louanges de Descartes quil ne lui en donna.

Certains artistes de lantiquité aimaient à introduire dansleurs compositions les plus sérieuses quelque figure grotesque,