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SAVANTS DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE
soplie trouvait dans la façon de vivre de ces bons Hollandais,dont il vient de faire une peinture, encore vraie aujourd’hui, ilne faut pas croire qu’il va se fixer pour longtemps dans cettegrande ville. Il la quitta, il y revint, à plusieurs reprises, maisjamais il n’y fît que de courtes stations. Au bout de quelquesmois, il quitte Amsterdam , pour aller demeurer en Frise, prèsde la ville de Franeker, et de là il revient à Amsterdam , le toutdans cette môme année 1629, qui était celle de son départ deFrance . “ L’espace de plus de vingt ans qu'il passa en Hol-lande, qu’il appelait son ermitage, nous dit Eaillet, n’eutpresque rien de plus stable que le séjour des Israélites dansl’Arabie déserte. » La fréquence de ses migrations et de sesretours d’un lieu à un autre, constitue môme un imbrogliosi obscur, qu’il faudrait une carte spéciale pour s’y bien recon-naître. Nous allons néanmoins essayer de retracer rapidementce qu’on a pu savoir de ses pérégrinations. Il y avait réelle-ment en Descartes , du vagabond, épithète queue manquèrentpas de lui appliquer ses ennemis, avec d’autres accusations, quieurent le triste succès d’attirer une condamnation sur sa tête.
Après avoir passé à Amsterdam l’hiver de 1629 et une partiede l’année suivante, il paraît avoir fait un voyage en Angle-terre, car si ce voyage, dont il avait conçu le dessein, fut jamaiseffectué, on ne saurait le placer que dans les derniers mois de1630 et dans le commencement de 1631. Il revint achever cettedernière année à Amsterdam . Quant à l’année suivante (1632),elle forme, dans ses voyages, une lacune que toute l’industrie deses biographes n’a pas réussi à combler. Mais, en 1633, on leretrouve à Deventer , petite ville de la province d’Over-Issel.Delà il retourne encore à Amsterdam , où, sauf quelques excur-sions à La Haye et à Leyde , il séjourne une partie de l'année1634. Il quitte ensuite cette ville, pour faire un voyage en Da-nemark, accompagné de Ville Bressieux,. qui avait, commenous l’avons dit, dansja mécanique et la perspective, des con-naissances dont Descartes tira une grande utilité. Revenu àAmsterdam , il s’en échappe, pour faire une retraite de quel-ques mois à Dort, et y rentre encore. En 1635, il se rend pourla seconde fois à Deventer et retourne ensuite dans la Friseoccidentale. Il passe l’hiver à Lievarden, principale ville decette province, va ensuite faire un séjour de quelques mois à