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qui paraissent autour îles astres, savoir : le rouge en dehors, et qu’ellesne se forment point dans l’air, mais seulement de la disposition de nosyeux. Car fermant l'œil droit, il ne les voyait pas du tout; fermant legauche, il ne les en voyait pas moins, et mettant seulement le doigt entreson œil et la flamme de la chandelle, elles disparaissaient. »
Puisque nous en sommes aux observations par lesquellesDescartes préludait à la composition de son beau Traité desMétéores, ajoutons encore ici aux précédentes, d’après un ma-nuscrit de ses œuvres inédites, celle qu’il fit sur la forme cris-talline de la grêle et de la neige, la première à la fin de 1634.la seconde au commencement de 1635.
« J’ai vu aujourd'hui, au mois de décembre, de la grêle terminée enpointe comme une toupie, de telle sorte qu’elle paraissait être le huitièmed’un globe. Le soleil s’était déjà montré aujourd’hui, le vent du nordsouillait, l’air était tiède et le vent glacé. Il n’en est pas beaucoup tombé.De toutes ces circonstances réunies, il semble permis de conjecturer quele vent du nord est tombé sur des gouttes d’eau formées des restes de lapluie d’hier et condensées par la chaleur du soleil, et qu’il les a geléestout autour, mais en telle façon, que les parties les plus chaudes ont re-flué vers le centre; ses gouttes d’eau, en se gelant, étaient jetées versla terre et divisées par l’agitation ; mais cette division ne pouvait se faireplus aisément qu’en deux parties, et celles-ci de nouveau en deuxautres (1). Arrivée à huit, comme ces grains approchent tout à la fois dela forme ronde, la division ne peut se poursuivre plus loin. Ce qui prouveque, dans les gouttes d’eau qui se gèlent ainsi, les parties les pluschaudes se sont ramassées vers le centre (comme on l’a dit plus haut) ;car, dans mes précédentes observations, j’ai vu des grêlons tout à faitronds., mais dont le centre était plus blanc et les extrémités plus trans-parentes ou plus denses ; je soupçonne que cela est arrivé, parce que lesgouttes d’eau étaient plus petites et le vent plus froid, et qu’alors elles sefendaient. La grêle qui tombe en été est d’une entière transparence, parcele vent est plus subtil ; la cause qui la rend tout à fait plate, c’est, si je neme trompe, que le vent qui l'abat la gèle, et cela très-vite, d’où il résulteque les parties qu’il rencontre d’abord durcissent les premières et qu’ilne s’observe aucune inégalité. Il faut remarquer aussi que les grains decette grêle pointue ne sont pas égaux entre eux, comme sont les étoilesde neige; la raison en est claire : les étoiles de neige se font dans le con-tinu {in continua), et c’est pourquoi toutes doivent être égales; mais lesgrains de cette grêle sont formés d’une seule goutte partagée en huitparties, qui doivent bien être égales entre elles, mais une autre goutteplus grande en formera huit autres également plus grandes. »
Voici l’autre observation, qui est relative aux formes cris-tallines de l’eau congelée. Descartes l’a placée lui-même à ladate du 6 février 1635 :
« Par un vent du nord, avec neige et verglas la veille. Les grains de