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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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DESCARTES

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appelaient des nouveautés, nayant pas encore trouvé de termespour qualifier plus criminellement les doctrines cartésiennes.Ils nattendaient que loccasion de déployer leurs enseignes etde combattre pro aris et focis.

En France , les choses se passèrent assez tranquillement,sauf une attaque des universitaires, qui ne fut quune échauf-fourée. Ils avaient présenté requête au Parlement, pour ob-tenir la condamnation juridique de la philosophie nouvelle.Mais il suffit de la plaisanterie rimée dun jeune poète sati-rique, Boileau Despréaux , pour les renvoyer, honteux et confus,à leurs écoles. Boileau avait rédigé une requête et un arrêtburlesque , les plus grosses erreurs des scolastiques étaientopposées, dune façon très-plaisante, aux vérités qui sétaientdéjà communiquées des cartésiens aux gens du monde, et mêmeaux femmes de la haute société. Cette pièce livra les requé-rants et leurs prétentions à la risée publique. Devant un telmouvement des esprits, le Parlement sarrêta, et le dernierarrêt quil avait préparé en faveur dAristote ne fut pas pro-noncé.

En Hollande, les choses ne pouvaient marcher avec autantde simplicité. Les Universités pullulaient dans ce pays, et ellesdominaient facilement lesprit local des villes, souvent très-petites, elles étaient établies. Les magistrats municipauxsinclinaient devant tous ces savants et ces philosophes, sirecommandables par leurs noms latins ou latinisés, quilssétaient procurés à grands frais pour lornement et lillustra-tion de leurs cités. Sur un terrain aussi mal préparé, on nepouvait assurer la marche des nouvelles doctrines quen usantdadresse et de prudence. Descartes en avait beaucoup, et ilavait su en donner à Reneri; mais Regius, son autre disciple,en manquait absolument.

Il y avait, en 1639, àUtrecht, la ville professait Regius,un homme que la faveur populaire et le cumul des charges dontil était pourvu, plaçaient au premier rang. Son nom était Voët,

( Voëtius ) dans les écoles. Il nest plus permis à personne des-sayer de peindre ce personnage, après que Descartes lui-mêmeen a fait le portrait suivant :

« Cest un homme qui passe dans le monde pour théologien, pour pré-dicateur et pour un homme de controverse et de dispute, lequel sest