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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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TOURNEFORT

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Dès son installation au Jardin du roi, comme successeur deFagon, Tournefort soccupa activement de restaurer ce jardinbotanique, qui avait été beaucoup délaissé depuis quelquesannées. Il en fit, en peu de temps, un des plus beaux établisse-ments de lEurope ,

Tournefort établit lusage excellent des herborisations auxenvirons de Paris , pour les étudiants. Grâce à son talent et à saréputation, ses cours et ses herborisations attiraient non-seu-lement beaucoup délèves de TUniversité de Paris , mais encoreun grand nombre détrangers.

Notre jeune professeur ne renonçait pas à ses voyages. Aumois de mai 1688, il repartit pour lEspagne . Il parcourut plu-sieurs provinces, recueillit une foule de plantes inconnues, etpassa en Portugal . Dans lAndalousie , il étudia les palmiers,arbres très-communs dans cette contrée, sans pouvoir, toutefois,pénétrer le mystère de leur mode de fécondation.

De retour à Paris , il enrichit le cabinet du roi dune bellecollection de plantes, rapportées de son voyage.

Il alla ensuite visiter lAngleterre. Dans toutes les contréesquil parcourait, il se mettait en rapport avec les savants, afinde vulgariser les connaissances quil avait acquises, et denrecueillir de nouvelles. En Hollande, il se lia très-intimementavec Herman, célèbre professeur de botanique à lUniversité deLeyde. Ce dernier, reconnaissant dans le botaniste français un véritable génie, et ayant à cœur la gloire de son pays, luioffrit de résigner en sa faveur sa charge de professeur de bota-nique. Bien que la Hollande fût alors en guerre avec la France ,Herman fit décréter, par les Etats généraux, qu'une pension dequatre mille livres serait attachée au titre de professeur debotanique à Leyde . Mais cette proposition ne fut pas acceptéepar Tournefort, et la France sut bientôt se montrer reconnais-sante envers lui de ce sacrifice patriotique.

En 1692, labbé Bignon , nommé président de lAcadémie des sciences , appela Tournefort à faire partie de cette savanteassemblée.

Tournefort consacrait les heures de liberté que lui laissaientses cours à la rédaction dun ouvrage destiné à rendre la bota-nique accessible à tout le monde, entreprise dune incontestableutilité, à une époque la science des végétaux nétait pas

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T. IV.