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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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HUYGENS

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« A peine son livre eut-il paru, dit Montucla , que, de toutes parts, onsempressa de l'examiner. Le titre quil portait, le nom de son auteur, etla quantité de choses excellentes quil contenait dailleurs, étaient fort ca-pables de piquer la curiosité; mais sa quadrature ne soutint pas, commele reste, lépreuve de lexamen. Descartes en aperçut bientôt la faussetéet montra, dans une lettre au P. Mersenne, la source de lerreur. Unautre réfutateur de Grégoire de Saint-Vincent , ajoute .Montucla , fut lecélèbre Iluvgens, alors encore fort jeune, qui lattaqua dans un écrit,modèle de netteté et de précision (1). »

Ainsi commença la série de publications et dinventions quiont rendu si célèbre le nom de Christian Huygens . 11 navaitencore que vingt-deux ans.

Trois ans après, cest-à-dire en 1651, parurent également àLeyde , ses Nouvelles dècovxertes sur la f/randeur du cercle(De circu/l ïuujnitudme inventa nova'}.

Iluygens navait pas plus de 23 ou 21 ans lorsquil résolutdes problèmes qui avaient paru jusque- très-difficiles aux plushabiles géomètres. Il évalua les surfaces courbes des conoïdeset des sphéroïdes ; il imagina une méthode pour ramener auxquadratures les rectifications des courbes ; il détermina la lon-gueur et la mesure de la cissoïde ; il inventa une théorie desdéveloppées, et il simplifia la règle que Descartes et Fermât avaient donnée pour les tangentes et pour les maximis etminimis.

« Les seuls délassements quHuvgens se permettait dans des travauxsi abstraits, dit Savérien, consistaient à étudier par intervalles la phy-sique. Ce qui eût été encore, pour un homme ordinaire, une occupationfatigante, nétait pour Huygens quune dissipation (2). »

Ce fut pendant cette année et les suivantes, quil composa,sur la dioptrique, divers mémoires, qui furent publiés dansle recueil de ses œuvres posthumes (3). Il établit, comme prin-cipe, que la lumière consiste dans les ondulations dun fluideextrêmement subtil, ondulations qui circulent autour du corpslumineux, avec une vitesse prodigieuse. Cest, en grande partie,

(1) histoire des mathématiques , partie IV, liv. I er .

(2) histoire des philosophes modernes, Huygens . In-12, 1773, t. V, page 273.

(3) « Eodem anno et sequentibus varia de refractionibus et dioptrica conscripsit,quæ in operibus postliumis édita exstant. » (Hugenii vila.)