HUYGENS
32*7
formaient la phrase suivante : Eatwrno lima sna circimdu-citur dichus sexdecim, horas quatuor, c’est-à-dire : *- Saturne est accompagné d’une lune qui tourne autour de lui en seizejours, quatre heures. » Il grava sur l’objectif de sa lunette cetteénigme et les paroles qui en étaient l’explication. Il publiaenfin sa découverte, après avoir scrupuleusement revu toutesles particularités de ses observations.
Cassini fut le premier à féliciter Iluygens de sa découverted’un des satellites de Saturne . Le P. Fabri, sous le pseudonymed’Eustache de Divinis, fut le seul à la contester, parmi les as-tronomes. Dans un écrit ayant pour titre : Bretis annotatio insystema Balurniurn Iluyyeuii , il proposa une nouvelle expli-cation des apparences observées par Huygens, dans le voisi-nage de Saturne . Huygens, dans sa réponse, lui prouva poli-ment que son explication était absurde. C’est ce que le P. Fa-bri reconnut bientôt. Il avoua même sa méprise, ce qui étaitméritoire pour un savant.
En 1656, Huygens composa, sur l’application du calcul auxjeux de hasard, un traité que Schoten publia à la suite de sesExercices mathématiques. Huygens donne, dans cet ouvrage,une méthode par laquelle le hasard lui-même peut être soumis àdes raisonnements mathématiques. Cet ouvrage était écrit enhollandais ; Schoten le traduisit en latin.
Le calcul des probabilités, que venait de publier Huygens,reposait sur des principes que Pascal et Fermât avaient déjàtrouvés, mais qui n’avaient encore été formulés que dans leurcorrespondance. Le traité d’Huygens était le premier ouvragequi eût paru sur cette matière.
« L’auteur, est-il dit dans la Biographie universelle, de Michaud,reconnaît la priorité des deux géomètres français ; il pose, en quatorzepropositions, les fondements de ses propres méthodes; il en déduit,entre autres solutions, celles des questions déjà traitées, et il terminepar cinq problèmes, assez difliciles, dont il donne la solution, mais sansy joindre ses démonstrations. Dans cet écrit, vraiment original, il réunittant d’élégance à tant de précision, qu’un demi-siècle après Jacques Bcr-nouilli crut ne pouvoir mieux faire que de le placer comme introduc-tion dans son Jri de conjecturer, en l’accompagnant d'un commentaire. »
Nous arrivons à l’une des plus grandes découvertes du phy-sicien hollandais.