SAVANTS DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE
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qu’il passait tout de suite à un autre objet, annonçant d’ailleurs, souventd'après des idées incomplètes et peu réfléchies, des choses qu’il eût euqrand peine à réaliser (1). »
Huygens eut un autre démêlé avec ce même abbé: il s’agis-sait d’une machine motrice destinée à élever les eaux à Ver sailles . Huygens avait eu l’idée d’appliquer la poudre à canonà produire un effet mécanique, et il avait construit un nouveaumoteur qui tirait ses effets de l’explosion de la poudre enflam-mée dans un corps de pompe parcouru par un piston. L’abbé deHautefeuille revendiqua la priorité de cette idée; mais la ma-chine qu’il avait proposée pour mettre ce plan à exécution,était des plus grossières.
Huygens, disons-nous, se servait d’un corps de pompe par-couru par un piston, sous lequel il faisait brûler de la poudre.Nous verrons, dans la vie de Papin , que cette machine à poudreétait le germe de la machine à vapeur. Denis Papin travaillait,à cette époque, avec Huygens, à la Bibliothèque du roi; etc’est en faisant fonctionner cette machine qu’il eut l’idée del’emploi de la vapeur comme force motrice. Comme il étaitimpossible, par la seule détonation de la poudre, de chasser en-tièrement l’air contenu dans le cylindre, les effets mécaniquesproduits étaient trop faibles. C'est alors que, réfléchissant surles agents qui pourraient remplacer la poudre à canon commemoyen de faire le vide dans un corps de pompe, Papin eutl’idée d’employer la vapeur d’eau à cet usage. De cette idéedevait sortir, nous le répétons, la machine à vapeur mo-derne.
Huygens eut aussi à soutenir d’autres discussions contre desgéomètres qui attaquaient sa théorie des centres d’oscillations.Cette théorie jouissait depuis longtemps de l’approbation géné-rale des mathématiciens, lorsque l'abbé de Catelan s’avisa dela contredire. Il prétendait que la proposition sur laquelle Huy-gens l'avait établie, était radicalement fausse, et il essaya de leprouver. Cette proposition était la suivante : « Si, à la fin d’unedemi-vibration, chaque poids, dans le pendule, vient à se déta-cher, il s’élèvera dans la seconde moitié de l’arc, en vertu de
(1) Histoire des mathe'matviues, partie IV e .