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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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HUYGENS

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et en outre son élève. Huygens , (loué dune très-grande forcede tête, navait fait usage que de la méthode des anciens, pourrésoudre le problème de la chaînette. Il lui répugnait encoredemployer le calcul différentiel; cependant, lorsquil consi-dérait les résultats obtenus par ses concurrents, cette répu-gnance commençait à sébranler. Il correspondait avec Leib­ nitz . il lui faisait des objections, lui proposait ses doutes et leconsultait sur ce quil nentendait pas encore. Il en usait demême avec le marquis de lHôpital.

« Tl ne négligeait point, dit Condorcet , d'apprendre les nouvelles mé-thodes, et, dès quil les connut bien, il convint de leurs avantages. Ilemploya le calcul différentiel pour un problème qu'il résolut, en 1693 ,dans les Actes de l.eipsig v l). «

Il se voua, dès ce moment, au progrès (le la nouvelle ana-lyse, et sil eût vécu quelques années encore, il eût certaine-ment laissé, sur cette partie transcendante des mathématiques,des travaux dun ordre élevé.

Quel que fût le sujet quil entreprît de traiter, Iluygens nele quittait pas sans y avoir laissé lempreinte de son génie. Ri-cher avait observé que le pendule qui bat les secondes, à Paris ,doit être raccourci, pour continuer de les battre à Cayenne ,cest-à-dire près de léquateur. Huygens conclut de ce fait quela pesanteur est diminuée à léquateur par la force centrifuge,et que cette force, qui varie avec la latitude, mettrait obstacleà la tendance perpendiculaire des corps pesants à la surface duglobe, tendance constatée en tous lieux, si la terre nétait unpeu aplatie vers les pôles. Il se trompa, toutefois, sur le degréde cet aplatissement.

Le Discours sur la cause de la pesanteur et le Traite de la .lumière, écrits en français , parurent à Leyde , en 1690. Huygens développe, dans le Traité de la lumière, sa théorie des ondu-lations. Dans la Biographie universelle, de Michaud, Biot ex-pose en ces termes les idées de Huygens sur le système desondulations lumineuses.

« Huygens conçoit, dit Biot , tout lespace rempli dun iluide invisible,impondérable, éminemment élastique, qui pénètre lintérieur de tous les

l) Condorcet , Éloges , t. TI.