PAPIN
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me fut remis par M. Papin, qui avuit joint ses elforts à ceux de l’éminentChristian Ilnygens pour faire lesdites expériences. »
Dans la suite de l’entretien qu’il eut avec lui, apprenant « quele docteur Papin, n’étoit arrivé de France en Angleterre quedepuis peu de temps, dans l’espoir d’y trouver un lieu qui fûtconvenable pour l’exercice de son talent, « Boyle résolut del’associer à ses travaux.
Aucune position ne pouvait mieux convenir aux goûts et auxdésirs de Papin. On verra, dans la biographie de Robert Boyle ,la grande position que ce savant occupait en Angleterre et lesservices éminents qu’il avait rendus à la science de son temps.Bovde, retiré dans sa terre de Stalbridge, consacrait son tempset sa grande fortune à des recherches de physique et de chimie.
Quand la découverte de la machine pneumatique par Otto de Guericke avait été rendue publique, Robert Boj’le s’étaitoccupé de recherches sur le vide et sur la pression atmosphé-rique; il avait publié ses expériences sur ce sujet, laissant àd’autres le soin de les poursuivre. Lorsque Papin arriva enAngleterre, il pensait à les reprendre, mais il ne trouvaitpersonne pour le seconder. L'habileté de Papin et ses étudesspéciales sur la machine pneumatique lui rendaient son concoursutile de toutes manières. Il admit donc dans son laboratoire lejeune physicien français .
Commencées le 11 juillet 1G7G, les expériences qu’ils exécu-tèrent ensemble furent continuées jusqu’au 17 février 1G79.Parmi ces expériences, il faut citer leurs recherches relativesà la vapeur de l’eau bouillante, qui plus tard devaient porterleurs fruits entre les mains de Papin.
Boyle reconnaît avec beaucoup de loj-auté que les servicesde Papin lui furent d’une grande utililé, et déclare qu’il étaitd’une grande habileté dans la construction et le maniementdes appareils physiques.
« Plusieurs des machines dont nous faisions usage, dit-il, particulière-ment la machine pneumatique à deux corps de pompe et le fusil à vent,étaient de son invention, et en partie fabriqués de sa main. »