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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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Papin commence par donner la description de son dhjcsteur.Lappareil se compose de deux cylindres creux rentrant lundans lautre : le premier, k parois métalliques très-épaisses,renferme leau que lon doit convertir en vapeurs. Le tout estfermé par un épais couvercle métallique sadaptant parfaite-ment aux contours du cjdindre, auquel il est fixé par des écroustrès-solides : quand on veut sen servir, on le place sur unfourneau allumé.

La marmite de Papin nest donc quune sorte de bain-marie,dans lequel seulement la vapeur, renfermée dans un espaceclos, ne peut se dégager au dehors. Après avoir donné des-cription de sa marmite, Papin ajoute :

« Otte machine est sans doute fort simple et peu sujette à se gâter,mais elle est incommode en ce quon ne regarde pas dedans aussi aisé-ment (pie dans le pot ordinaire, et comme elle fait plus ou moins delfet,selon (pie leau qui y est se trouve plus ou moins pressée, et aussi que lachaleur est plusou moinsgrande, il [louerait arriver quelquefois que voustireriez vos viandes avant quelles fussent cuites, et dautrefois que vousles laisseriez brûler; ainsi il a fallu chercher des moyens pour connaîtreet la quantité de pression qui est dans la machine et le degré de cha-leur.

« Il ny a quà faire un petit tuyau ouvert des deux bouts, et, layantsoudé sur un trou fait au couvercle, il faut appliquer sur louverture denhaut de ce tuyau une petite soupape bien exacte et garnie de papier. »

Pour connaître le degré de la pression de la vapeur, Papinfermait cette soupape au moyen dune petite verge de fer qui,fixée par une de ses extrémités à une charnière, portait, àlautre bout, un poids mobile à la manière des romaines. Ilavait déterminé la pression nécessaire pour soulever ce poids.

« De sorte, ajoute-t-il, que lorsque la soupape laisse échapper quelquechose, je conclus que la pression dans le bain-marie est environ huit foisplus forte que la pression de lair, puisquelle peut soulever, non-seule-ment le poids qui résiste à six pressions, mais aussi la verge, que jaiéprouvée, qui résiste à deux, et ainsi, en augmentant ou diminuant lepoids, ou en le changeant de place, je connais toujours à peu près com-bien la pression est forte dans la machine (P. »

Ainsi Papin navait imaginé son levier et sa soupape quepour savoir ce qui se passait dans le pot, et pour veiller à

(1 ) La Manière d'amollir les os, p. 10.