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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS I)U DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

3.V2

l'exacte cuisson des viandes. En faisant varier la positionoccupée par le poids sur les bras de la romaine, il reconnais-sait approximativement le degré de pression auquel se trou-vaient soumises les viandes placées dans le bain-marie. A cetteépoque, en effet, il était loin encore de songer à construireune machine fondée sur la force élastique de la vapeur d'eau ;et bien plus, lorsquil proposa cette machine, il ne pensa nul-lement à la munir de sa soupape. Dans son célèbre mémoire de1690, il donne la description de la première machine à va-peur, il nest rien dit de la soupape de sûreté. Lidée dappli-quer un tel instrument à prévenir lexplosion de la chaudièredune t machine à vapeur ne lui vint que vingt-sept ans plustard, en 1707, cest-à-dire quinze années après la publicationde ce mémoire. Cest le physicien Désaguliers qui transportale premier dans la pratique cette idée de Papin. En 1717,Désaguliers appliqua, en Angleterre, à une machine de Savery ,la soupape du digesteur de Papin, que ce dernier avait pro-posée en 1707 comme un moyen de se mettre à labri des explo-sions auxquelles cette machine donnait lieu.

La construction du diyesleur na donc exercé aucune in-fluence sur la découverte de la machine à feu; si elle y contri-bua en quelque chose, ce ne fut guère quen familiarisant lin-venteur avec lusage pratique de la vapeur deau.

Depuis la publication de son JYew Di>jester , Papin se trou-vait à Londres dans une position plus avantageuse peut-êtreque celle quil avait occupée à Paris . Il appartenait à la Sociétéroyale, la première des Académies de lEurope . En outre, laprotection de Robert Boyle lui permettait despérer beaucoup,car ce savant illustre, successivement honoré de lestime deCharles II , de Jacques II et de Guillaume, savait user en faveurde ses amis dun crédit quil dédaignait pour lui-même. Dunautre côté, il continuait à entretenir avec son pays de bonnesrelations; on insérait régulièrement dans le Journal des sa­ vants les communications quil lui adressait. Aussi ne peut-onse défendre dun certain sentiment de dépit contre son humeurvagabonde, lorsquon le voit déserter tout à coup le sol hospi-talier qui la reçu, et de même quil avait abandonné la France pour lAngleterre, abandonner lAngleterre pour lItalie .

Le chevalier Sarrotti, secrétaire du sénat de Venise , venait