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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS I)U DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

des appareils imparfaits qu'il avait antérieurement fait con-naître. Sa grande conception concernant lemploi de la vapeurfut enveloppée dans la même défaveur qui avait accueilli samachine à double pompe pneumatique et sa machine à poudre.Aucun recueil scientifique ne reproduisit le mémoire publiédans les Actes de Leipzig. Le physicien Hooke se borna à faireressortir, dans quelques notes lues à la Société royale de Londres , les inconvénients de la nouvelle machine motrice pro-posée par le docteur Papin, et tout fut dit.

Lindifférence que rencontra sa découverte, eut pour lui uneconséquence funeste. En présence du peu de succès de sesidées, il se prit à douter de lui-même; il crut avoir fait fausseroute, et abandonna le projet de la machine à vapeur décritedans le mémoire qui vient dêtre cité. Il y avait cependant bienpeu de modifications à apporter à sa construction primitivepour la rendre applicable à lindustrie. Lemploi d'une chau-dière servant à amener la vapeur dans lintérieur du cylindre,et le refroidissement de la vapeur provoqué par une aspersiondeau froide, auraient suffi pour en faire le moteur le pluspuissant que lindustrie eût possédé jusquà cette époque. Farmalheur, les critiques quil rencontra découragèrent Papin, quicessa entièrement de soccuper de ce sujet, et lorsque, quinzeans après, il essaya dy revenir, il fut conduit à proposer unappareil tout différent du premier, et dans lequel, abandonnantla grande idée dont lhonneur lui revient, il avait recours à desdispositions vicieuses.

Dans un voyage quil avait fait en Angleterre, en 1705,Leibnitz avait vu fonctionner la machine à vapeur de Savery ,première application pratique de la puissance motrice de lavapeur deau. Leibnitz envoya à Papin le dessin de cette ma-chine, afin de connaître son opinion sur lappareil du mécani-cien anglais , et celui-ci montra la lettre et le dessin à lélec-teur de liesse. Cest à linstigation de ce prince que Papin repritlexamen de ce sujet quil avait abandonné depuis quinze ans.

Le résultat de son travail fut un petit livre imprimé à Franc­ fort en 1707, sous ce titre Nouvelle manière d'élever Veaupar la force du feu.

La nouvelle machine à vapeur que Papin décrit dans ce mé-moire nest autre chose, bien quil essaj'e de sen défendre,