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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

il irait cacher ses derniers jours. Il nosait revenir sur ses paset rentrer à Marbourg , dans cette Université quil avait volon-tairement abandonnée. Dun autre côté, il ne pouvait songer àla France . Plus que jamais laccès de sa patrie lui était fermé,car lintolérance religieuse, dont les excès ont déshonoré lesdernières années du règne de Louis XIV , continuait à y déployerses fureurs. Mais lAngleterre avait été pour lui une autre patrie.Cest que la fortune avait souri un moment aux efforts de sajeunesse. Les encouragements et lappui quil avait rencontrésauprès de lillustre Robert Boyle , les relations quil avait for-mées avec les membres de la Société royale de Londres , vi-vaient au nombre des plus doux souvenirs de son cœur. Il pritdonc la résolution de continuer sa route vers lAngleterre. Ilvoulut mourir sur le sol hospitalier avaient fleuri lesquelques jours heureux de son existence.

Faible et malade, il sachemina tristement vers ce dernierasile de sa vieillesse. Mais, dans le long intervalle de sonabsence, ses amis avaient eu le temps de loublier. Robert Boyle était mort, et le nom de Papin était presque inconnudes nouveaux membres de la compagnie. Pour subvenir à sesbesoins, il fut contraint de se remettre à la solde de la Sociétéroyale. Le grand inventeur dont notre siècle glorifie la mé-moire, se trouva dès ce moment, et jusquaux derniers jours desa vie, réduit à un état voisin de la misère. Il fut contraint,faute de ressources suffisantes, de renoncer à poursuivre lesexpériences de son bateau à vapeur. « Je suis maintenant obligé,dit-il dans une de ses lettres, de mettre mes machines dans lecoin de ma pauvre cheminée. »

En effet, cette ardeur dinvention et de recherches, qui avaitété comme laliment de son existence, persistait encore danslànie du noble vieillard ; cétait le dernier lien qui le rattachaità la vie. Il était sans cesse occupé à combiner de nouvellesmachines, pour lexécution desquelles il réclamait, trop sou-vent en vain, les secours de la Société royale.

Le secrétaire de la Société, M. Sloane, lui avait demandécompte dune petite somme quon lui avait remise, et Papin luiécrivit pour indiquer lemploi que cet argent avait reçu :

Puisque vous désirez, très-honoré Monsieur, un compte rendu de ce