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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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VAN HELMONT

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De retour de ses voyages, Van Helmont se retira dans saterre de Vilvorde , à deux lieues de Bruxelles . Il se maria; carle mariage lui paraissait être l'état le plus favorable à l'accom-plissement du dessein, qu'il avait conçu, de changer la face dela médecine. Il épousa une riche héritière, Marguerite vanRanst, fille de Charles van Ranst et dÉlisabeth de Halmale.Il salliait ainsi à une des familles les plus puissantes du pays,la famille de Mérode.

« Parmi les huit quartiers de noblesse paternelle quil eut à produire,dit M. Cap, figuraient les noms de Van Helmont , de Stassart, de Re-niahne, de Van Ranst , de Vilain et de Mérode. Ce sont les armes de cesancêtres que lon voit, avec les portraits de J.-B. et de F. Mercure, entête des trois éditions des œuvres de Van Helmont données par son fils,à Amsterdam (1). »

Marguerite van Ranst se montra la plus dévouée des épouses.Van Helmont en eut plusieurs enfants, dont quatre moururentà la fleur de l'âge. L'un de ses fils, François Mercure, baron deVan Helmont , fut léditeur des œuvres de son père, et composalui-même quelques ouvrages assez bizarres. Une de ses petitesfilles fut chanoinesse de Sainte-Gertrude, à Nivelles .

Van Helmont passa trente années dans sa solitude seigneu-riale de Vilvorde . Renfermé dans son laboratoire, il employaitla plus grande partie du jour à étudier les propriétés des miné-raux et celles des plantes. Il était sans doute dirigé quelquefoisdans ses recherches par une sorte dintuition due à lexcès deson tempérament nerveux ; ce qui ne lempêchait pas de pro-céder presque toujours par lexpérience et par lobservation:cest ainsi quil enrichit la thérapeutique et la chimie dunefoule de préparations nouvelles et précieuses.

Bientôt la réputation du savant médecin de Vilvorde se pro-pagea dans toute la Belgique , et de dans les pays étrangers.On voyait tous les jours arriver chez lui quantité de maladesde tous pays, qui venaient le consulter.

« Il refusa, nous dit le docteur Rommelaerc, les fonctions honori-fiques que plusieurs souverains de lEurope vinrent lui olfrir. Lélecteurde Cologne, Ernest de Bavière , lappela en vain auprès de lui, pour êtreson médecin. L'empereur Rodolphe II , et plus tard ses successeurs,

(1) Éludes biographiques, in-18. Paris , 1857, t. II, p. 115.