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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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Y AN HELMONT

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Nous ne reproduirons pas ici les épisodes nombreux etfastidieux de cette longue procédure, qui nétait que lexpres-sion de la haine des péripatéticiens et des galénistes contrele novateur qui prétendait révolutionner la médecine de sontemps.

Comment se termina le procès? Cest ce que l'on ignore en-core aujourdhui. Ce qui paraît certain, cest quil ny eut pas.de jugement prononcé, et quaprès avoir poursuivi pendantplus de dix ans un homme honorable, un savant que lEurope entière admirait, on se borna, faute de preuves de culpabilité,à ne pas donner suite à laccusation.

Cette issue favorable fut due principalement à linfluence dela reine-mère, Marie de Médicis , qui intercéda auprès de lar-chevêque de Malines . Voici ce que dit à cet égard, Guy Patin ,dans une lettre du 3 décembre 1049.

« Van Helmont était un enragé. Les Jésuites le voulaient faire brûlerpour magie; la feue reine-mère le sauva, parce quil lui prédisait lave-nir, étant induite à cela par un certain Florentin, nommé Fabiani, quelleavait près de soi, qui la repaissait de ces vanités astrologiques. »

Il faut avouer que cétait des mœurs étranges, et que lasociété du dix-septième siècle est encore bien souvent inexpli-cable pour nous !

En quelle année Van Helmont obtint-il sa mise en liberté ?On lignore. La dernière pièce que M. Broeckx a pu recueillirporte la date du 10 décembre 1638. Cest une lettre adresséepar Van Helmont à l'archevêque de Malines . Laccusé seplaint des dommages que lui cause son procès et de la confis-cation de plusieurs ouvrages dune valeur considérable. II ter-mine en suppliant larchevêque de Malines de lui pardonner,puisquil nexiste plus aucun exemplaire de son Traité sur Uscures magnétiques , et qu'il est prêt, d'ailleurs, à souscrire telledéclaration quon exigera de lui.

Daprès cette dernière pièce, Van Helmont ne fut donc laissétranquille quen 1638. Toutefois, comme nous lavons dit,aucun jugement navait été rendu, la poursuite avait été seule-

pour la première fois, par C. Broeckx. Anvers , in-8®, 1856. [Extrait des Annales del'Académie d'archéologie de Belgique.)