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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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PAYANTS DT' DIX-PEPTIÈME SIÈCLE

ne chercherons pas à saisir les formes et les nuances sous les-quelles la foi religieuse a pu se présenter dans lesprit de VanIlelmont. Seulement, comme Cuvier semble s'étonner de voirle même homme se livrer, dune part, aux idées les plus super-stitieuses en matière de croyance, et de lautre, se conduiredaprès les règles de la plus sévère logique, et obtenir souvent,en fin de compte, des résultats très-concluants en matière descience, nous essav'erons dexpliquer cette contradiction appa-rente.

Le sentiment religieux est un des caractères distinctifs de lanature humaine : il sest manifesté dans lhomme de touttemps et en tout pays. Par linfluence quil exerce sur nosdéterminations, sur nos pensées, sur le développement de nosfacultés les plus nobles, on peut le regarder comme la sourcepure d dérivent tous les dons intellectuels et moraux, ainsique toutes les affections qui honorent et élèvent lhumanité.Le sentiment religieux sest trouvé associé aux dons les pluspuissants de lintelligence, chez les savants les plus illustresde tous les temps. Si un certain positivisme, érigé de nos joursen doctrine, parvenait à effacer du cœur humain linstinct reli-gieux, lhomme en serait certainement, amoindri, et lhuma-nité, moralement abaissée, tendrait à se rapprocher des espècesinférieures. Heureusement cela est impossible. Les savants'positivistes, phj'siciens, astronomes, géomètres, chimistes, nemanquent point dans notre siècle ; et quelques-uns se dis-tinguent par une vaste érudition. Mais il nen est aucun qui,par des découvertes brillantes et fécondes, puisse rappeler legénie des Raymond Lulle , des Thomas dAquin , des Keppler ,des Pascal, des Boyle, des Van Ilelmont, des Descartes et desNewton , hommes illustres, chez lesquels le génie scientifiquesaccompagnait dun profond sentiment religieux. Cependant,les savants modernes ont à leur disposition de puissants moyensdinvestigation, et de grandes routes souvrent, devant eux,parfaitement tracées, dans toutes les parties des connaissanceshumaines. Ils nont pas, comme les savants des derniers siècles,à lutter contre une autorité scientifique qui remontait à lan-tiquité : celle dAristote .

Le système médical de Van Ilelmont avait pour base la foichrétienne. Or, ce système a opéré une véritable révolution