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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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dans les doctrines médicales au dix-septième siècle ; il a amenélart de guérir dans des voies toutes différentes de celles ilétait engagé depuis Galien . Nous ne voyons pas, dès lors, quele sentiment religieux soit un obstacle au développement del'idée scientifique.

Tout nous porte à croire, en résumé, que le sentiment reli-gieux contribue au développement du génie dans les sciences,tandis que le positivisme lui opposera toujours un obstaclesérieux.

Passons aux idées et aux découvertes de Van Ilelmont enphysique, en chimie, en physiologie.

Van Ilelmont nest pas aisé à lire. Au milieu de ses écrits,fort divers et parfois obscurs, il est difficile de découvrir unenchaînement rigoureux didées et de faits, qui puissent cons-tituer un véritable système scientifique. Mais cela tient, engrande partie, à ce que Van Ilelmont subordonnait la science àune pensée religieuse, à ce quil exprimait cette pensée, avecses nuances et ses formes diverses, en un langage mystiquedont nous navons pas la clef. On prétend que son style estsouvent poétique et plein dimages; nous aimerions mieux,toutefois, quil lut simple, naturel et précis. Mais il faut con-sidérer que le latin du moyen âge était une langue de conven-tion, et que, dès lors, il variait quant au sens des expressions.Le latin change selon les temps et selon les pays auxquelsappartenaient les écrivains qui en faisaient usage ; celui dunAllemand , par exemple, ne pouvait être entièrement le mêmeque celui dun Italien. Ajoutons, à ces causes de variation,celles qui naissent de la marche de lesprit humain, du déve-loppement de toutes les connaissances, etc. De cette obscu-rité que nous trouvons dans certains auteurs du seizième etdu dix-septième siècles. « Néanmoins, dit M. Cap, on trouve,dans Van Ilelmont, des fragments remarquables par léléganceet par une simplicité toute biblique. »

Van Ilelmont a fait, lun des premiers, lemploi scientifiquede la balance. lia prouvé que, dans la nature, rien ne se détruitni ne se crée, mais que tout se transforme. Un élément, dit-il,ne saurait sannihiler, à quelque opération quon le soumette.Lor, quon a combiné avec dautres substances, doit se retrou-ver dans un autre composé, sans avoir rien perdu de son poids.