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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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VAX HELMOXT

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Van Helmont na pas seulement décrit l'acide carbonique, ila connu le gaz acide chlorydrique, quil nomme tjaz du sel.Pour le préparer, il formait, dans une cornue, un mélangedacide azotique et de sel marin ou de sel ammoniac. Il obte-nait ainsi, dit-il, « même à froid, un gaz dont le dégagementfaisait éclater le vaisseau avec fracas. » (1) Il connaissait encorele gaz acide sulfureux et lacide azoteux.

Il est donc juste de proclamer que Van Helmont est le pre-mier chimiste qui ait bien connu et étudié les gaz. Si Van Hel­ mont n'est point parvenu à recueillir et à étudier isolémenttous ces gaz, dit AI. Hoefer, on ne saurait du moins lui con-tester le mérite immense d'en avoir le premier signalé lexis-tence. »

Van Helmont s'était imaginé que le gaz acide carboniquenétait, au fond, que de leau. En brûlant du bois, il obtenaitconstamment le / az sylvestre; en distillant dubois, il obtenaitun liquide incolore et limpide comme leau (2). Donc, le gazacide carbonique et le liquide incolore, tous deux extraits dubois, considérés dans leur essence, ne devaient être, croyait-il,que le même corps, la même substance, se présentant sousdeux formes différentes. Si Van Helmont eût connu loxygène,et le rôle essentiel que cet élément joue comme corps combu-rant, il neût pas confondu le phénomène chimique de la com-bustion, qui est une combinaison chimique, avec celui de lasimple décomposition des corps par la chaleur.

Van Helmont attribue à leau un rôle très-important dans lanature. Elle est, selon lui, par rapport aux corps terrestres, ceque le sang, qui circule dans les veines, est par rapport à léco-nomie animale.

L'eau ne peut se transformer en air, ni lair se changer eneau. Soit à létat liquide, soit à létat de vapeur, cest toujoursla même substance; la condensation ou la raréfaction desmêmes atomes produit toute la différence qui existe entre cesdeux états dun même corps.

« En creusant clans la terre, dit-il, on rencontre superposées les unesaux autres des couches dun aspect varié. Au-dessous de ces couches se

(1) « Mox otiam in frigore gas excitatur et vas forti desilit cum fragore.

(2) ürtus med., p. (18.

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T. IV.