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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

Parmi ceux quil rassembla dabord dans sa retraite deStalbridge, on cite Théodore ITook, Samuel Hastlieb, FrançoisGlisson, Thomas Wallis, Jean Wilkins et Christophe Wren.Cetle réunion savante prit d'abord le nom de Société des invi-sibles, et, un peu plus tard, celui de Collège philosophique. Elleavai.t adopté les bases de lAcadémie des Lincei, associationsavante qui s était formée à Rome , et avait choisi pour inspira-teur, Galilée . Dans la suite, le Colhège philosophique, dontBoyle était lâme, fut transféré à Londres . Érigé, sous Charles II ,en corporation royale, il devint le noyau de la célèbre ; Société royale de Londres , qui existe encore de nos jours.

En 1054, Iloyle, désirant ajouter à la somme de ses connais-sances celles qui concernent lart de guérir, alla étudier lamédecine à l'Université dOxford ; et il y prit le grade de doc-teur. Il se livra, à Oxford , à des recherches anatomiques,et devint l'ami de lillustre médecin Sydenham, lequel lui dédiaun de ses meilleurs ouvrages.

On voit que Iloyle, bien que soccupant spécialement de phy-sique et de chimie, ne voulait pourtant demeurer étranger àaucune des branches essentielles des sciences naturelles. C'estquen effet, comme on l'a dit souvent, tout se tient danslordre universel ; les spécialités, que les habitudes de notretemps ont établies dans la science, nexistent que dans nos mé-thodes, et sont purement- arbitraires.

Pour mettre à exécution le plan d'études tracé par le chance-lier Bacon , Boyle avait dressé un vaste programme dexpériencesphysico-chimiques. Ce système, qui avait été mis à lessai dansle Collège philosophique, prit, pendant le séjour de Boyle àOxford , de grands développements. Il ne s'agissait de rienmoins que de substituer, en ce qui concernait la plnsique, auxhypothèses et aux argumentations de lécole, les résultats delexpérience et de lobservation, et de travailler, par une suited'inductions, fondées sur des faits rigoureusement constatés, àune complète restauration des sciences. Si François Bacon nafait par lui-même aucune découverte dans les sciences natu-relles, il contribua à leurs progrès en insistant sur la nécessitédavoir recours à la nature elle-même, et de la consulter sanscesse par lexpérience et par lobservation. Sans exagérer lin-fluence que le chancelier dAngleterre exerça au point de