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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIÈME SIECLE

soplie. Quatre de ses frères étaient pairs du royaume, et onlui offrit plusieurs fois la pairie. Il la refusa, avec une simpli-cité qui ne permettait pas de supposer à son refus dautremotif quune absence totale dambition. Le plaisir quil trouvaitdans létude des sciences lui paraissait préférable à la considé-ration que procurent les titres et les emplois.

Comme il appréciait avec une grande sagacité les hommes etles choses, il était quelquefois consulté sur les grandes affairesqui sagitaient au sein du gouvernement. Suivant lui, tout,dans la politique, doit tendre à rendre les hommes meilleurset plus heureux. Cétait sa grande pensée. Il séloigna dela cour, il était accueilli avec distinction, écouté avec défé-rence, quand il vit que lon continuait à prendre pour règleune pensée tout autre dans la direction générale des affaires-.

Tel nous apparaît le caractère de Iîoyle dans son Oraisonfunèbre, prononcée à Westminster, par le docteur Lîurnett, etdans sa Vie, écrite par Boulton.

Un tel homme ne pouvait avoir des ennemis : il neut quedes adversaires. Il fut attaqué quelquefois pour ses travaux surles sciences, mais plus souvent pour ses écrits théologiques,politiques et moraux, etc. Le célèbre auteur de Gulliver , lesatirique Swift, publia contre lui un pamphlet, intitulé :Méditations 'pieuses sur un manche à balai, suivant lamanière du noble Robert Boy le. Swift a déployé, le mêmeesprit satirique dans ses Voyages de Gulliver , l'on trouveune description plaisante des travaux dont soccupent lesmembres dune association de savants. Lun, dit-il, cherche,depuis vingt ou trente ans, à mettre les rayons du soleil enbouteilles, et à faire, pendant lété, une provision de chaleur etde lumière pour lhiver; un autre expérimente sur des toiiesdaraignée, etc. Swift attaquait ainsi des hommes et des idéesqui étaient l'expression la plus noble du progrès scientifique etmoral. Ceux quil essayait de tourner en ridicule, étaientles membres de la Société j)ldlosoyhique, la première en datedes sociétés savantes de lAngleterre. Nous laisserons à dau-tres le soin dadmirer son esprit.

Lorsque Iloyle jugeait à propos de répondre aux attaques,il le faisait toujours avec calme et dignité, en homme qui esttoujours maître de lui-même et qui sait se respecter dans