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autrui. Mais lorsque le docteur Henri Stubbe se montra unviolent adversaire de la Société philosophique, Boyle enéprouva un vif chagrin, et garda un noble silence.
Malgré son bon régime, Boyle s'était fort affaibli; il perditpeu à peu la vue. Ce n’était qu’à force de soins et de ménage-ments, que l'on pouvait entretenir chez lui une vie faible etlanguissante. Ces soins lui manquèrent lorsque sa sœur, lacomtesse de Ramlagh, qui avait été sa compagne constante etle plus tendre objet de son affection, lui fut enlevée pourtoujours. Le malheureux vieillard éprouva un si violent cha-grin de cette perte, qu’il tomba dans des convulsions. Il nesortit plus de cet état déplorable, et ne survécut à sa sœurque huit jours.
Il mourut le 30 décembre 1G91, dans sa soixante-cin-quième année. Il fut enseveli à Westminster, et le docteurBurnett prononça l’oraison funèbre qui est prescrite pourtout grand du royaume dont la vieille église métropoli-taine reçoit les dépouilles.
On a composé, dit-on, pour Robert Boyle , cette singulièreépitaphe :
Ile was tlie falher of cheinistry,And brolher of thc cari of Cork.
C’est-à-dire :
il était. Ic père de la chimie,Et le frère du comte du Cmk.
II
Quand on sait que Boyle , faible et maladif par tempéra-ment, fut, de très-bonne heure, atteint d’infirmités graves, onest étonné du nombre considérable de ses travaux, et l’on peutainsi juger combien sa vie dut être laborieuse. Sans doute,ii était entouré de collaborateurs habiles et actifs, mais c’était
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