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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIEME SIECLE

lui qui les inspirait, les dirigeait, et leur suggérait des idéesqu'ils neussent jamais eues par eux-mêmes. Cest lensemblede ses tra\aux en physique, en chimie, en histoire naturelleque nous allons maintenant considérer (1).

Nous parlerons dabord de ses recherches physico-chimiquessur l'air.

L'étude des propriétés de l'air et les expériences pour cons-tater ces mêmes propriétés, conduisirent Robert 13oy le à per-fectionner, avec lassistance de llook, la machine pneumatique,inventée, huit années auparavant, par Otto de Guerike. Lecélèbre magistrat de Magdebourg avait porté à Ratisbonne ,il était député, sa machine pneumatique, et il avait fait, enprésence de lEmpereur et de quelques membres de la Dièteallemande, les expériences les plus curieuses. La machine delîoyle et de llook nétait donc quun perfectionnement de celledOtto de Guerike. La machine de lîoyle fut bientôt connuedans toute l'Europe sous le nom de pompe de Boye, et le videquelle servait à produire fut appelé ride de Boy le.

Au moyen de cet instrument, Boyle fit sur les propriétés delair, une foule dexpériences, aussi curieuses qu'instructives.Il mettait sous le récipient, un animal vivant, un chat, un lapin ;après avoir donné quelques coups de piston, on voyait cetanimal se débattre et tomber sans mouvement. On laissaitîentrer lair sous le récipient, et lanimal, se ranimant peu.àpeu, recouvrait sa vigueur. De cette conclusion que lairest indispensable à lentretien de la vie chez les animaux,lîoyle traita de la même manière, des plantes, et il reconnutque les végétaux soustraits à linlluence de lair atmosphé-rique, cessent de croître et de se développer. Il plaçait sous lerécipient plein dair, une chandelle allumée, il faisait ensuitele vide, et la flamme séteignait. Un peu de fumée était restéesuspendue dans la cloche; un dernier coup de piston la faisaittomber.

Déjà Otto de Guerike avait prouvé que lair est le véhiculadu son ; un fragment de pierre dure placé dans le récipientde la machine, et mis en mouvement contre un timbre, au moyen

(1) Boy le a publié tous ses ouvrages en anglais On en fit h Genève Jeux édition»latines, lum en (> Aohun^s iu-4° (1680), lautre en 5 volumes in i» (!7ii).