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SAVANTS DU DIX-SEPTIEME SIECLE
lui qui les inspirait, les dirigeait, et leur suggérait des idéesqu'ils n’eussent jamais eues par eux-mêmes. C’est l’ensemblede ses tra\aux en physique, en chimie, en histoire naturelleque nous allons maintenant considérer (1).
Nous parlerons d’abord de ses recherches physico-chimiquessur l'air.
L'étude des propriétés de l'air et les expériences pour cons-tater ces mêmes propriétés, conduisirent Robert 13oy le à per-fectionner, avec l’assistance de llook, la machine pneumatique,inventée, huit années auparavant, par Otto de Guerike. Lecélèbre magistrat de Magdebourg avait porté à Ratisbonne , oùil était député, sa machine pneumatique, et il avait fait, enprésence de l’Empereur et de quelques membres de la Dièteallemande, les expériences les plus curieuses. La machine delîoyle et de llook n’était donc qu’un perfectionnement de celled’Otto de Guerike. La machine de lîoyle fut bientôt connuedans toute l'Europe sous le nom de pompe de Boy’e, et le videqu’elle servait à produire fut appelé ride de Boy le.
Au moyen de cet instrument, Boyle fit sur les propriétés del’air, une foule d’expériences, aussi curieuses qu'instructives.Il mettait sous le récipient, un animal vivant, un chat, un lapin ;après avoir donné quelques coups de piston, on voyait cetanimal se débattre et tomber sans mouvement. On laissaitîentrer l’air sous le récipient, et l’animal, se ranimant peu.àpeu, recouvrait sa vigueur. De là cette conclusion que l’airest indispensable à l’entretien de la vie chez les animaux,lîoyle traita de la même manière, des plantes, et il reconnutque les végétaux soustraits à l’inlluence de l’air atmosphé-rique, cessent de croître et de se développer. Il plaçait sous lerécipient plein d’air, une chandelle allumée, il faisait ensuitele vide, et la flamme s’éteignait. Un peu de fumée était restéesuspendue dans la cloche; un dernier coup de piston la faisaittomber.
Déjà Otto de Guerike avait prouvé que l’air est le véhiculadu son ; un fragment de pierre dure placé dans le récipientde la machine, et mis en mouvement contre un timbre, au moyen
(1) Boy le a publié tous ses ouvrages en anglais On en fit h Genève Jeux édition»latines, l’um en (> Aohun^s iu-4° (1680), l’autre en 5 volumes in— i» (!7ii).