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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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ROBERT BOYLE

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dun ressort, donnait un son, qui saffaiblissait peu à peu etfinissait môme par séteindre quand le vide de la machine étaitcomplet. Il avait constaté que lair est tout aussi nécessaire àl'entretien de la vie et de la combustion quà la productiondu sou. Otto de Guerike avait prouvé lélasticité de lair, enplaçant sous la cloche de sa machine, une vessie, qui se gon-flait et se distendait à mesure que lair extérieur à la vessieso raréfiait. Le bourgmestre de Magdebourg avait conclu de, que dans latmosphère, les couches inférieures de lair sontcomprimées et rendues plus denses par le poids des couchessupérieures qui pèsent sur elles.

La science en était sur létude de lair, lorsque Boy le, àlaide de sa machine perfectionnée, commença la série de sesexpériences. Il considérait lair atmosphérique comme unfluide ténu, transparent, compressible, dilatable, différent deléther, et se composant de trois espèces de molécules, lespremières émanées des eaux, des minéraux, des végétaux, desanimaux, qui existent à la surface du globe; les secondes, beau-coup plus subtiles, appartenant à ce fluide magnétique, dontles courants circulent perpétuellement du nord au sud, dansle sein du globe, à sa surface et dans son atmosphère ; la troi-sième ne lui paraissait être autre chose que la partie réelle-ment élastique de lair, compressible et dilatable comme leressort dune montre (1\

Boyle fit des expériences nombreuses et variées pour mon-trer le rôle considérable que lair, par ses diverses propriétés,joue dans une foule dopérations chimiques. Il obtint des résul-tats qui ne peuvent plus nous étonner aujourd'hui, mais quidevaient paraître merveilleux de son temps.

Il prouva, non-seulement que la combustion est impossibledans le vide, mais que la fermentation et la putréfaction nepeuvent sv produire, tandis quelles saccélèrent dans un aircomprimé; que les corps en ignition absorbent une partiede l'air dans lequel ils sont plongés; que leau tiède, jdacéesous le récipient de la machine pneumatique, entre prompte-ment en ébullition, quand on fait jouer le piston de la machine,pour diminuer la pression de l'air. La conclusion que lon pou -

(1) Boyle , The sceplicni chymist. Memoirs for a gen'ral history of tlie air, t. III,