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d’un ressort, donnait un son, qui s’affaiblissait peu à peu etfinissait môme par s’éteindre quand le vide de la machine étaitcomplet. Il avait constaté que l’air est tout aussi nécessaire àl'entretien de la vie et de la combustion qu’à la productiondu sou. Otto de Guerike avait prouvé l’élasticité de l’air, enplaçant sous la cloche de sa machine, une vessie, qui se gon-flait et se distendait à mesure que l’air extérieur à la vessieso raréfiait. Le bourgmestre de Magdebourg avait conclu delà, que dans l’atmosphère, les couches inférieures de l’air sontcomprimées et rendues plus denses par le poids des couchessupérieures qui pèsent sur elles.
La science en était là sur l’étude de l’air, lorsque Boy le, àl’aide de sa machine perfectionnée, commença la série de sesexpériences. Il considérait l’air atmosphérique comme unfluide ténu, transparent, compressible, dilatable, différent del’éther, et se composant de trois espèces de molécules, lespremières émanées des eaux, des minéraux, des végétaux, desanimaux, qui existent à la surface du globe; les secondes, beau-coup plus subtiles, appartenant à ce fluide magnétique, dontles courants circulent perpétuellement du nord au sud, dansle sein du globe, à sa surface et dans son atmosphère ; la troi-sième ne lui paraissait être autre chose que la partie réelle-ment élastique de l’air, compressible et dilatable comme leressort d’une montre (1\
Boyle fit des expériences nombreuses et variées pour mon-trer le rôle considérable que l’air, par ses diverses propriétés,joue dans une foule d’opérations chimiques. Il obtint des résul-tats qui ne peuvent plus nous étonner aujourd'hui, mais quidevaient paraître merveilleux de son temps.
Il prouva, non-seulement que la combustion est impossibledans le vide, mais que la fermentation et la putréfaction nepeuvent s’v produire, tandis qu’elles s’accélèrent dans un aircomprimé; — que les corps en ignition absorbent une partiede l'air dans lequel ils sont plongés; — que l’eau tiède, jdacéesous le récipient de la machine pneumatique, entre prompte-ment en ébullition, quand on fait jouer le piston de la machine,pour diminuer la pression de l'air. La conclusion que l’on pou -