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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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Baudouin, sempressa-t-il d'instituer une sous-division en lhon-neur des substances qui sont phosphorescentes grâce à lab-sorption des rayons solaires. Le phosphore de Baudouin figu-rait seul dans cette sous-division.

Le bailli Baudouin sempressa de courir à Dresde , afin decommuniquer sa découverte à divers personnages importantsde la cour, et en particulier à Jean Ivunckel, chimiste officiel del'Electeur de Saxe.

Kunckel était un de ces savants distingués du dix-septièmesiècle, dont lesprit vigoureux sut ramener la chimie dans lavoie de lobservation et de lexpérience, en la dépouillant desspéculations mystiques qui l'avaient si longtemps obscurcie.Attaché alors, à Dresde , au laboratoire de lElecteur de Saxe Georges II , avec des avantages considérables, il avait, aupara-vant, parcouru une partie de lEurope , pour ajouter à son sa-voir, et il devait laisser dans la science un nom estimé, ainsique des travaux du premier ordre. Cependant Kunckel avait,comme tant dautres, cédé un moment à la manie du siècle.Louvrage quil composa sur lor potable est un témoignage decette innocente déviation. Il était membre de Y Académie descurieux de la nature, et posséda plus tard, à la cour deCharles XI , roi de Suède , le titre, un peu fantastique, de con-seiller des métaux.

Kunckel nétait pas pour rien membre de Y Académie descurieux. Dès qu'il eut reçu de Baudouin la communication desa découverte d'un phosphore artificiel qui provenait de Y âmedu monde et ne brillait qu'aprcs avoir absorbé les rayons dusoleil, il fut pris dun violent désir de posséder cette mer-veille. Il sollicita avec tant d'instances le bailli Baudouin de luirévéler la manière de préparer ce sel miraculeux, que ce der-nier, comprenant tout d'un coup l'importance de sa découverte,résolut de la garder pour lui seul. Si bien que, tandis queKunckel jurait, in petto, de posséder ce secret, Baudouin sepromettait à lui-même de ne jamais le lui révéler; ce qui ren-dait entre eux la situation parfaitement nette.

Peu de jours après, Kunckel, bien décidé à terminer lentre-prise à son avantage, se mettait en route pour Grossenhayn,afin de rendre sa visite au bailli Baudouin.

Pendant leur entrevue, il fit adroitement tomber la couver-