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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS I)U DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

La prodigieuse précocité de son esprit, se fit jour, chez BiaisePascal, par toutes sortes de réparties, qui étonnaient son entou-rage, et par les questions continuelles quil faisait sur la na-ture des choses.

Comme on la pu le voir, dans le cours de ce volume, Pascalle père, comme on le nommait à Paris , nétait pas un hommeordinaire. Le président de la cour des aides dAuvergne , était unmathématicien de la première force. Descartes , Gassendi et leP. Mersenne étaient continuellement en rapport avec lui, pourses travaux de mathématiques, et nous avons raconté dans laVie de Descartes , lhistoire de la longue discussion qui sélevaentre lui, Fermât et Roberval, à propos de la théorie de lacourbe, appelée roulette,

Étienne Pascal , en 1631, se démit de ses fonctions dans lamagistrature : il avait deviné les facultés puissantes de sonfils, et avait décidé que Biaise, qui avait alors huit ans, nau-rait d'autre maitre que lui.

Il suivit pour l'éducation de son fils, une méthode particu-lière. Il s'appliquait à exercer son intelligence plutôt quesa mémoire, et il ne le mit quà douze ans à létude dulatin :

u II parlait souvent à son fils, dit madame Périer, des effets extraor-dinaires de la nature, comme la poudre à canon et d'autres choses quisurprennent quand on les considère. Mon frère prenait grand plaisir àcet entretien; mais il voulait savoir la raison de toutes choses; etcomme elles ne sont pas toutes connues, lorsque mon père ne les disaitpas, et qu'il disait celles quon allègue d'ordinaire, qui ne sont propre-ment que des défaites, cela ne le contentait p;*s, car il a toujours eu unenetteté desprit admirable pour discerner le faux, et on peut dire quetoujours et en toutes choses la vérité a été le seul objet de son esprit,puisque jamais rien ne la pu satisfaire que sa connaissance. Ainsi, dèsson enfance, il ne pouvait se rendre quà ce qui lui paraissait vrai évi-demment; de sorte que, quand on ne lui disait pas de bonnes raisons, ilen cherchait lui-même, et quand il s'était attaché à quelque chose, il nela quittait point quil nen eût trouvé quelquune qui pût le satisfaire. »

Ayant remarqué un jour, à table, qu'un plat de faïence frappéavec un couteau, avait rendu un son, que lon arrêtait aussitôten posant le doigt sur le plat, il voulut savoir comment le sonséteignait par cette simple apposition du doigt. Sur la réponsequ'il reçut, il se mit à réfléchir aux divers modes du son et il