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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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composa sur ce sujet un petit traité. Le philosophe, auteur dece traité, avait douze ans.

Jusquà ce moment, et par un système à lui, Etienne Pascal avait soigneusement écarté son fils des mathématiques : il dési-rait concentrer ses facultés sur létude des langues. Toutes lesfois qu'il était question devant le jeune Biaise, de géométrie ou(l'arithmétique, le père se hâtait de détourner la conversationde ce sujet. Ce parti pris étonnait lenfant, et ne faisait quex-citer sa curiosité. Il demanda un jour à son père, en quoi con-sistait la géométrie, et celui-ci de lui répondre, en termes géné-raux, comme pour couper court à ses questions. « Cest lemoyen de faire des figures exactes et de trouver les proportionsquelles ont entre elles. »

Sur cette réponse, lenfant décida, à part lui, dessayer àdeviner ce quon sobstinait à lui cacher. Pendant ses heuresde loisir, il se mit à chercher « à faire des figures exactes,et à trouver les proportions quelles ont entre elles. » Il couvritdes feuilles de papier, et jusquau parquet de sa chambre, defigures régulières - , il construisit ainsi des triangles, des cercles,des parallélogrammes, des pyramides, etc. Seulement, commeles termes lui manquaient, il appelait les cercles des ronds, leslignes des barres, les parallélogrammes des carrés lonys, etc.Il chercha ensuite les proportions de ces figures, la manièredévaluer leur surface, la valeur des angles, les propriétés descordes, des diamètres, etc. Cet enfant de douze ans inventait lagéométrie avec ses axiomes, ses théorèmes, et ce qui est plusfort, ses démonstrations. On assure que ce quil inventa de cettemanière, allait jusquà la trente-deuxième proposition de géo-métrie du premier livre des Eléments d'Ev.clide.

Son père, entrant un jour inopinément dans sa chambre, letrouva occupé à chercher la démonstration de ce théorème,« la somme des trois angles dun triangle est égale à deux an-gles droits. » Lenfant était tellement absorbé dans ses ré-flexions, quil naperçut pas son père, qui, debout devant lui,demeurait frappé de stupeur, à la vue d'un tel prodige.

o Mon père, dit madame Périer, fut si épouvanté de la grandeur et dela puissance de ce génie, que, sans lui dire un mot, il le quitta et allachez M. Le Pnilleur, qui était son ami intime et qui était fort savant.Lorsquil y l'ut arrivé, il y demeura immobile comme un homme trans-