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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

sur la coniplexiou faible et maladive de Biaise Pascal. En 1617,il fut frappé de paralj'sie. Il se trouva hors détat de se servirde ses jambes, et ne put marcher quavec des jiiilles.

Les médecins, justement effrayés, lui interdirent tout travail.Il suivit lordonnance pendant trois mois; puis la force de lajeunesse prenant le dessus, il se remit à l'étude. Cependant ilnétait pas guéri; il ne le fut jamais. Latteinte quavait reçueson cerveau, devait aller saggravant sans cesse, et ne lui laisseraucun relâche jusquau terme de sa vie.

Les préoccupations religieuses commencèrent alors à lab-sorber et à le détourner des études scientifiques. Deux gen-tilshommes de Rouen , amis de son père, MM. Deslandes et dela Bouteillerie, tout imbus de jansénisme, commencèrent à luipersuader que son mal était un avertissement den haut, etquil ferait bien de renoncer à toute préoccupation mondaine,pour ne s'occuper que de son salut. Pascal, sans se conformerabsolument à cet avis, pieux, mais anti-scientifique, en pritnote, et régla sur ce point sa conduite. Sil ne renonça pas en-tièrement, dès cette époque, à soccuper des choses mondaines(cest ainsi que les jansénistes appelaient la physique et les ma-thématiques), il ne sy livra plus quà moitié. A partirde ce mo-ment, il ne prit quune part indirecte aux sciences. Il ne mitplus à exécution, de ses propres mains, les idées que lui sug-gérait son génie; il laissa à dautres le soin de les vérifier parlexpérience.

Cest ainsi quil faut expliquer la part que Biaise Pascal eutdans la grande découverte de la pesanteur de lair, qui devaitrévolutionner la physique, au dix-septième siècle. Nous allonsrésumer les diverses phases des recherches qui eurent pour ré-sultat la découverte du baromètre et la démonstration des effetsimmenses et variés que la pression de lair joue dans les phé-nomènes de la nature.

En 1630, le doux et modeste Torricelli , qui, comme Pascal,devait mourir à trente-neuf ans, étudiait les mathématiquesà Rome , et manifestait les dispositions brillantes qui devaientle placer bientôt au rang des premiers géomètres de sonépoque. Il se lia intimement avec Castelli, le disciple chéride Galilée . Castelli retira le plus grand profit, pour sestravaux, des conseils du jeune mathématicien romain, et en