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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIEME SIÈCLE

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fait physique de la pesanteur de l'air, sans dire que Descartes a réclamé une certaine part dans cette découverte. Il prétendque cest par son conseil que Pascal fît exécuter lexpériencesur le Puy-de-Dôme , ajoutant que, sans lui, Pascal ny auraitjamais pensé, parce que son opinion était contraire au fait dela pesanteur de lair.

Cest dans une lettre, datée du 11 juin 1648, adressée à Car-c.avi, que Descartes réclame lhonneur de cette idée, parceque cest lui, dit-il, qui, « deux ans auparavant, a adviséPascal de faire son expérience sur les montagnes de lAu­ vergne , et qui la assuré que, bien quil ne leût pas faite lui-même, il ne doutait pas du succès. »

Dans une autre lettre du 17 août de la même année, adresséeégalement à Carcavi, Descartes sexprime ainsi :

« Je vous suis très-obligé de mavoir appris le succès de .VT. Pascal,l'avais quelque intérêt à le savoir; c'est moi qui lai prié, il y a deux ans,de la vouloir faire, je lavais assuré du succès sur une chose entièrementconforme à mes principes, sans quoi il neût eu garde dy penser, à causequil était d'opinion contraire. »

Que faut-il penser de cette revendication? Sans doute Des­ cartes sexagérait à lui-même limportance des quelques con-seils donnés à Pascal, dans une ou deux conversations sur cetsujet.

La carrière scientifique de Pascal se termine à lévénementque nous venons de raconter. On peut dire quà partir de 1648,il échappe à l'histoire des sciences. Cest peu de temps aprèsson expérience faite sur la tour Saint-Jacques-la-Boucherie,que Pascal commença à se tourner entièrement vers les dogmesde la foi, et à sinterdire, par scrupule religieux, le commercedes mathématiques et de la physique. Le livre de Jansenius ,la information de l'homme intérieur, celui de Saint-Cyran , laFréquente communion , avaient provoqué un complet change-ment desprit dans ce jeune homme, dont la science attendait «de si brillants services. Pour Jansenius , la curiosité dans lessciences, nétait quune forme de la concupiscence charnelle.

« Cest, dit Jansenius , cette curiosité toujours inquiète quon a palliéelu nom de science. De est venue la recherche des secrets de la nature