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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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PASCAL 4G3

qui ne nous regardent point., quil est inutile de connaître, et que leshommes ne veulent connaître que pour les savoir seulement. »

M. Sainte-Beuve 11 e doute pas que le premier ébranlement dela raison de Pascal, 11 e soit venu du livre de Jansenius :

« A la lecture de ce livre, ajoute l'éminent critique, tout un rideaudut se tirer du tond de l'âme do Pascal ; la physique, la géométrie luiapparurent pour la première Ibis dans un nouveau jour, il se sentit at-teint entre tous de l'orgueilleuse et royale maladie. »

Ce ne fut pas sans des déchirements intérieurs que Pascalexécuta ce qu'il croyait être un sacrifice à Dieu . Il lui fallut« dhorribles attaches pour résister aux grâces abondantes queDieu lui donnait. »

Toutefois, si le nouveau janséniste avait le courage de re-noncer aux sciences exactes, il restait, au moins, fidèle à lalittérature. Ses travaux de mathématiques, ses expériences surle vide, faites à Rouen , son expérience du Puy-de-Dôme né-cessitaient des expositions, des discussions, des correspon-dances très-nombreuses. Dans tous les écrits et dans les lettresqu'il dut composer à cette occasion, on voit se révéler levigoureux talent de lhomme appelé à former la nouvellelangue française ; on sent la plume d doivent séchapper lalogique ardente et sévère, lironie sublime ou comique, desProvinciales.

La terrible maladie, dont il avait ressenti les premières at-teintes, deux ans auparavant, la paralysie, frappa de nouveauPascal, en 1649, à la suite dun travail trop assidu. Il étaittourmenté de maux de tête insupportables et de douleursdentrailles. Par suite d'un spasme ou dune paralysie du go-sier, il ne pouvait supporter que des boissons chaudes; encoreétait-il forcé de les avaler goutte à goutte. Il 11 e pouvait ré-chauffer ses pieds et ses jambes glacés, quen arrosant ses sou-liers avec de leau-de-vie. Ses médecins, fort mal avisés,lavaient saigné et purgé à outrance, malgré les avis de Des­ cartes , qui ne demandait pour lui que le lit et du bouillon. Ilfut forcé de reprendre lusage des béquilles, et on lui interditde nouveau toute application desprit.

(^1) Histoire de Port-Hoyal-dds-Champs, t. II, p. 172*