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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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PASCAL

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nerveuse de Pascal, sur ce cerveau déjà ébranlé et certaine-ment affecté, puisque par deux fois la paralysie avait frappéles membres inférieurs, les suites de cet événement furent ter-ribles. Tout son être physique et moral en ressentit une se-cousse mortelle.

Au mois doctobre 1654, Biaise Pascal, se rendant à la fêtede Neuilly , dans un carrosse attelé de quatre chevaux, les deuxpremiers chevaux prirent le mors aux dents, arrivèrent à brideabattue au pont de Neuilly, et pris de vertige, sélancèrentdans la Seine , par-dessus le parapet, qui, se trouvant malheu-reusement en réparation en'ce moment, était enlevé à moitié.Heureusement les rênes et les traits se rompirent, par lim-pétuosité du choc. Les deux chevaux emportés tombèrentseuls dans le fleuve, laissant les deux autres et le carrossesuspendus sur le bord du pont.

Pascal, à la vue de ce danger, tomba dans un évanouissement,dont on eut grandpeine à le tirer. Son cerveau demeura à ja-mais frappé de cette terrible aventure. Sétant vu près de périrsans que son âme eût été convenablement préparée à compa-raître devant Dieu , il frémissait à la pensée davoir touché desi près aux peines éternelles. Cette mort, à laquelle il avaitéchappé .par miracle, lui parut un avertissement den haut, unesommation directe davoir à renoncer à toutes les choses ter-restres, pour ne soccuper que de son salut.

A partir de ce moment, il dit adieu au monde ; il renonça aumariage, à lambition, au projet quil avait formé d'acheter unecharge dans la magistrature. 11 abandonna toute étude scienti-fique, parce quil aurait cru offenser Dieu en interrogeant lanature. Sa sœur Jacqueline, quil avait fait entrer à 21 anscomme religieuse au monastère de Port-Royal, le fortifiaitdans sa résolution de se vouer à la retraite, à l'humilité, etdimiter la conduite des pieux jansénistes de Paris , qui ne re-connaissaient dautre occupation que de prier Dieu et de lirelEcriture-Sainte. Son cerveau malade et sa déplorable santélivraient Pascal, sans force et sans défense, aux tristes sugges-tions de la manie religieuse.

Un mois environ après laccident du pont de Neuilly, cest-à-dire le 23 novembre 1654, Pascal eut une vision, dont onneut connaissance quaprès sa mort, par un papier écrit de sa

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T. IV.