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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIÈME SIÈCLE

qu'employait Fermât était le même que celui quon recommandeaujourdhui dans les traités dalgèbre; Descartes , auquel cettequestion fut proposée, la regarda comme un problème décolier.Il voulut la résoudre, sans même se donner le temps den aper-cevoir la difficulté. Il ne considéra que le cas les équationsne renferment que des radicaux dune même espèce et du se-cond degré, et malgré cela, dit labbé Genty « sa solution con-duit à une équation finale, composée dun nombre si prodigieuxde termes, quil n'entreprend pas même dassigner ce nombre,et que, de son propre aveu, il faudrait avoir recours à un co-piste pour parvenir au résultat cherché. » La manière dont Des­ cartes sy prenait pour éliminer les assymmétries, prouve assezque ce problème nétait pas aussi facile quil l'avait dabordpensé.

Il ne reste que quelques vestiges des procédés d'analyse qui-magina Fermât pour former sa théorie du calcul des probabi-lités. On voit, dans sa correspondance avec Pascal, que cest fices deux grands géomètres quil faut attribuer les premierséléments de la science des probabilités.

« La méthode de Pascal, dit Laplacc, est fort ingénieuse, et nest aufond que l'emploi de léquation aux dilfércntes partielles relative à ceproblème, pour déterminer les probabilités successives des joueurs, enallant des nombres les plus petits aux suivants. Cette méthode estlimitée au cas de deux joueurs. Celle de Fermât , fondée sur les combi-naisons, sétend à un nombre quelconque de joueurs. Pascal crutdabord quelle devait être comme la sienne restreinte à deux joueurs,ce qui établit entre eux une discussion à la lin de laquelle Pascal recon-nut la généralité de la méthode do Fermât ( 1). »

Ce calcul qui dabord ne se rapporta quaux hasards du jeu,doii il était, fut appliqué ensuite aux effets infiniment va-riés qui résultent des lois de la nature, ainsi qu'aux diversescombinaisons qui peuvent se produire dans les événements re-latifs à la vie civile. Daniel Bernouilli, très-habile géomètre,chercha, au moyen de ce nouveau calcul, par quelle raison lesorbites des planètes sont renfermées dans une très-petite zoneparallèle à lécliptique, et qui nest que la dixième partie de lasphère; il calcula combien il y aurait à parier que Saturne ,

(1) Laplace, Essai philosophique sur le calcul il s probabilité^.