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4 (1869) Savants du dix-septième siècle : Keppler, Galilée, Descartes, F. Bacon, Harvey, Tournefort, Huygens, Denis Papin, van Helmont, Robert Boyle, Nicolas Lémery, Blaise Pascal, Fermat Désargues, Cassini / par Louis Figuier
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SAVANTS DU DIX-SEPTIEME SIECLE

tilshommes. Il lisait, en même temps, les ouvrages de Mes-singer, dont il admirait les méthodes. Il se lia, à peu prèsvers cette époque, avec Bogliani, membre du Sénat , et au-teur de plusieurs bons ouvrages de physique et de mathéma-tiques.

Le pape Innocent X , se disposant à attaquer le duc de Parme,avait appelé à Bologne le général génois Octavius Sauli, quidevait prendre le commandement de ses troupes. Les amis dece général avaient demandé à Cassini ce quil pensait de cetteguerre, et Cassini avait répondu que Sauli serait vainqueur. Legénéral, à qui lon fit connaître cette réponse, la trouva debon augure, la croyant fondée sur des connaissances astro-logiques. Il chercha ce quil pouvait faire en faveur du jeuneCassini, pour lui marquer toute sa satisfaction. À Bologne , ilparla très-avantageusement de lui à diverses personnes,notamment au sénateur marquis de Malvasia, avec lequelil était en relation. Le marquis, fort attaché à l'astro-logie, désirant connaître Cassini, pria le général Sauli de l'in-viter, de sa part, à se rendre à Bologne , existait une Uni-versité célèbre, dans laquelle on pourrait lui trouver uneplace.

Cassini partit donc pour Bologne. À son arrivée, il rencontraFranchi, que le P. Dadiesse, qui résidait alors à Modène , yavait amené.

Le marquis de Malvasia, soccupait de recherches astrono-miques ou astrologiques, comme on voudra. Cassini lui futprésenté.

Le marquis faisait* alors construire à sa villa de Pausano,dans les environs de Modène , un observatoire, quil se propo-sait de munir dune quantité convenable dinstruments et delivres dastronomie. Il accueillit donc Cassini avec considéra-tion. Malvasia publiait, tous les ans, un almanach astrologique,dont il faisait présent à ses amis. Cassini prit la liberté grandede lui représenter que les prédictions astrologiques ne reposentsur aucun fondement solide, et que des éphémérides, calculéesdaprès les tables astronomiques les plus récentes, seraientbeaucoup plus utiles.

Malvasia avait prédit, dans son almanach, une grandetempête, et en effet, au jour marqué, un ouragan terrible,