INTRODUCTION. 9
neux phénomènes pour parvenir à deviner plus ou moins complètementla disposition des masses minérales : de là il résulte naturellement cjue lundes meilleurs moyens que nous puissions employer, pour initier le lecteurà cette disposition, consistera à faire voir que les teintes mises sur la cartegéologique dessinent et analysent, de la manière la plus simple, les formesextérieures du sol, et que les phénomènes que ces teintes rappellent ren-dent un compte satisfaisant de la production de ces accidents extérieurs.
La discussion de ces rapports aura en même temps l’avantage de fairesentir aux personnes qui s’intéressent à la connaissance de notre sol, sousun point de vue d’utilité purement matérielle, que nous avons figuré toutesles grandes masses, et que celles qui pourraient nous avoir échappé nejouent dans la composition de notre sol.qu’un rôle assez secondaire, puis-qu elles ne se dessinent à la surface par aucun accident remarquable etn interrompent pas les traits , presque toujours bien tranchés et assez uni-formes , par lesquels les masses reconnues se manifestent extérieurement.
Ces masses oubliées, si véritablement il en existe, ne pourraient être alorsque des accidents de peu d’étendue, et leur omission ne saurait nuire à1 exactitude generale de notre travail.
Mais, avant de nous livrer à l’examen des formes générales du sol dela France , et de chercher à faire voir quelles ne sont, en grande partie, quela manifestation extérieure dés masses principales dont il se compose,nous devons commencer par exposer la marche que nous avons suivie dansnos investigations. Cette marche elle-même a été dictée par les rapportsnaturels qui existent entre les formes extérieures du sol et celles des grandesmasses minérales, rapports que l’on ne peut bien saisir que par des obser-vations faites sur une grande échelle.
11 semblerait, au premier coup d’œil, que, pour exécuter le meilleur MarcheAsuivreleve de la composition minérale du sol d’un pays, il n’y aurait rien de i a deseriptioimieux à faire que de prendre les plans parcellaires du cadastre, et d’indi- centré,quel séparément sur chaque parcelle la composition minéralogique du sol-^ es observateurs sédentaires établis dans chaque canton, et profitant deGS ) CS occa sions pour reconnaître la composition intérieure du terrain,
Un en ^' 611 ( l ue ^ ( I ues an nees, faire ce relevé d’une manière complète.
9 travail aurait, sans aucun doute, plus d’un genre d utilité, mais,que que complet et quelque soigné qu’il pût être, il ne saurait renfermer