Band 
Tome premier.
Seite
292
JPEG-Download
 

CHAPITRE V.

Les Vosges ,vues

des environsde Nanry.

Vues du borddes plateauxcolitliiques.

292

Raon -i’Étape ont l’air de faire corps avec celies au N. On ne s’aperçoit qu’àpeine que la Meurthe passe entre les unes et les autres, tant celles du S-,par-dessus lesquelles on voit le Climont, font bien suite à celles du N., q ulse lient de proche en proche, et d’une manière continue, avec les hauteschaumes de Framont. On remarque aussi, dans ce vaste espace qui com-prend toute la partie occidentale des Vosges , les pyramides de grès duDonon et clu Climont, la ligne des masses aplaties de grès qui s’avance duDonon vers Raon-l’Etape , et la ligne doucement ondulée que forme la crêtecentrale. Celte ligne commence aux montagnes de Sainte-Marie-aux-Mines ,un peu à droite des sapins de Saint-Dié , et on la suit jusqu’au S. 3o° E.)c’est-à-dire jusqu’aux ballons. De là aux bois de Remiremont le profd s’a-baisse tout doucement avec très-peu d’ondulations. Le massif des bois deRemiremont finit vers l’O. par une chute rapide, qui est la terminaison desVosges proprement dites.

\â'££& f'j

aSlHP

i

Monlagne des bois de Remiremont . S. 13° E.

L’angle S. O. des Vosges vu de la côte d'Essey.

On peut parfaitement dire qu’à partir du massif des bois de Remiremont ,en allant vers la droite, ce ne sont plus les Vosges , mais un terrain ondulequi y est adosse. Là commence, comme je l’ai déjà dit, la région des col-lines de la Haute-Saône .

En s éloignant davantage, on juge mieux encore l’ensemble clc cette dis-position. Des environs de Vie et de Château-Salins, des environs de Nancy ,sur la îoutc de Flavigny, on aperçoit à l’horizon la ligne festonnée desVosges, et on remarque particulièrement le massif du Donon , couvert,presque jqsqu’à sa cime, de noires forets de sapins.

Si on monte sur les bords de l’escarpement de calcaire jurassique qu*borde à l’O. les plaines de la Lorraine , par exemple sur le bord du pD'teau que traverse la route de Nancy à Toul, ou sur la côte de Vaudemont au midi de Vezelise, on voit les plaines de la Lorraine s’étendre, comme un