Grès rougedansla partiesupérieuredu
Vai-d’Ajoi.
Argilolitlie
de
Favmont;troncs silicifiés.
382 CHAPITRE V.
ou du moins fortement effervescent, et des veines bien caractérisées d un edolomie cristalline.
Au S. de Remiremont, le grès des Vosges , qui couronne la montag nedes bois de Remiremont , repose sur le grès rouge. Ce grès rouge s’observesurtout, avec un grand développement, aux environs d’Hérival, dans les différents vallons qui se réunissent pour donner naissance au Val-d’Ajol* ^semble remplir, dans le terrain granitique, une série de dépressions du" 1gées à peu près de l’E. à l’O. ; mais il se présente à des niveaux trèsinégaux. Les bois situés au S. O. du vallon d’Hérival croissent sur desmontagnes formées par le grès rouge et les argilolithes qui en font parti e •quoiqu’elles soient assez hautes, le grès des Vosges ne se trouve pas à le ,lfcime. La ferme de la Croisette, située à une assez grande hauteur, au p ointde partage entre le vallon d’Hérival et la vallée de la Moselle, est assis esur les conglomérats grossiers du grès rouge qui s’élèvent encore davantag esur les pentes environnantes, tandis que les argilolithes du grès rouge soidexploitées comme pierre à four à la Poirie, au pied du flanc opposé devallée de la Moselle, au niveau de cette rivière sur sa rive droite 1 .
A Faymont, dans la partie supérieure du Val-d’Ajol, on aperçoit, presq u ®au pied du flanc occidental de la vallée, un porphyre quartzifère décomp° seet une argilolithe d’un blanc bleuâtre et bariolée de rouge. Cette argilolith e ’qui fait partie du dépôt du grès rouge, est exploitée, et on y rencontre Ul1grand nombre de troncs silicifiés qui, suivant toute apparence, ont apparie 1111à des conifères. Ils ont souvent plus de o m ,3o de diamètre, et rappel 11 *ceux qui existent dans le grès rouge, à Chemnitz en Saxe et dans d’autr eSlocalités.
Ce système de porphyre et d’argilolithe repose immédiatement sur u °granité à petits grains, qui contient, dans certaines veines, beaucouppetites aiguilles de tourmaline noire. Le tout est recouvert par le £ reSbigarré.
Il ne sera peut-être pas sans intérêt de voir à quelles considérât^Guettard et Lavoisier se sont livrés sur l’argilolithe dont nous venons
de
parler, à la suite du voyage qu’ils ont fait dans ces contrées en 1767 -sont consignées dans un Mémoire intitulé : Expériences sur une espece
EH eSde
1 Hogard , Système des Vosges, pag. 2 5 1.