534 CHAPITRE VIL
nouveau retour de schiste de i m ,6o, et enfin o m ,70 de houille. On exploitesimultanément les couches de 3 m ,3o et de i m ,6o.
Des affleurements connus dans quelques autres parties du bassin pour-raient faire croire à l’existence de couches inférieures à celle du Cros;mais on ne possède que des données très-imparfaites sur ce sujet.
L’étude simultanée des exploitations du Treuil et de l’étang du Crosfait connaître exactement la disposition du terrain houiller dans les environsde Saint-Etienne , et fournit un point de repère excellent pour la déter-mination des couches de houille dans toute cette partie du bassin de l aLoire. Ainsi, dans les concessions de la Roche et de Bérard, qui s’étendentà l’E. de la mine du Treuil, on retrouve le même système de couches,mais à une profondeur plus grande. La troisième couche n’est rencontréequ’à 60 mètres du jour; avant d’y arriver, on traverse les couches n os i et 2,tandis qu’au-dessous on exploite les couches n os 4, 5 et 7. En s’avançantdavantage vers l’E., ces dernières couches s’amincissent, mais n’en existentpas moins. Dans la concession de Méons ( voir les puits Planterre et Saint'André, coupe E. O., fig. 3, pag. 527), les couches inférieures à la grandesont réduites de simples filets de charbon, et la masse de grès qui, aUTreuil, est placée à la séparation de la quatrième et de la cinquième couche,est devenue plus puissante et d’un grain plus grossier : elle ressemble à unvéritable conglomérat.
On a reconnu encore le même système de couches dans les parties desconcessions de Terre-Noire et de Montieux qui touchent la concession deBérard. Dans la première d’entre elles, la quatrième couche est presqu eréunie à la cinquième par l’amincissement du banc de grès qui les sépare-Malgré cette réunion, la cinquième couche est, ainsi que nous l’avons dej aindiqué, reconnaissable par la couleur de ses cendres, et par la qualité ducharbon quelle produit, lequel est le meilleur de tout le bassin de Saint'Etienne. Dans aucune des concessions que nous venons de citer, les travauxn’ont ete pousses au-dessous de la septième couche.
Dans la partie de la concession de Terre-Noire qui avoisine les hautsfourneaux du Janon, ainsi que dans la concession de Côte-Thiolière, l agrande couche acquiert une puissance considérable. Dans la dernière deces concessions, elle s’élève jusqu à 8 ou 10 mètres : il est vrai que cettegrande épaisseur paraît le résultat de la réunion des couches 2, 3 et 4-