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CHAPITRE VII.
sont un peu plus épaisses que dans la mine du Treuil. La seconde couche,qui donne de la houille d’assez bonne qualité, a i m ,6o de puissance. Lapremière ne produit que du charbon terreux; néanmoins on l’exploite éga-lement.
D’après leur prolongement vers l’E., les couches du Quartier-Gaillarddevraient passer à une grande profondeur au-dessous du système de couchesde la mine du Treuil; mais la disposition du terrain houiller, dans la col-line de Monthaut, décèle l’existence d’une faille qui a rejeté tout le terrain-Il est certain, du reste, d’après les travaux souterrains et les affleurementsobserves, que la grande couche du Quartier-Gaillard correspond exacte-ment à la troisième du Treuil. Dans cette localité, la quatrième couche pa-rait reunie à la troisième. Au-dessous on trouve un puissant banc de grès;puis la cinquième couche, que l’on exploite également, et dont on peut voirl’affleurement au point culminant de la route de Saint-Étienne à Saint-Just-Si l’on continue à monter vers Saint-Just, on traverse successivement descouches du terrain houiller inférieures à la cinquième couche, et qui toutesplongent, à l’E., sous les couches du Quartier-Gaillard. La grande couchedu Cluzel (A et B du quatrième groupe de M. Beaunier), qui se prolongedans le sens N. S. jusqu’au Villards, d’une part, et jusqu’au mont Saison,de l’autre, doit passer au-dessous de la troisième du Quartier-Gaillard : ellereprésenterait donc probablement la grande couche inférieure que nousavons déjà signalée à plusieurs reprises. D’après toutes les considérationsque nous avons émises ci-dessus, il y a lieu d’espérer qu’il existe dans I ebassin de Saint-Étienne une seconde grande couche; mais ce fait importantne sera definitivement établi que lorsqu’au centre du bassin, au Treuil p ar
exemple, on aura percé un puits qui aura traversé toutes les couches duterrain houiller.
Pour compléter la description du bassin de Saint-Étienne , il nous resteencore à dire quelques mots des couches exploitées dans la concession deRoche-la-Moliere et de Firminy . Dans la première de ces mines, on connaîtdix couches, qui se montrent toutes au jour : leurs affleurements se dessinentsur les penchants des coteaux qui dominent le territoire houiller, par deslignes sinueuses et presque parallèles qui enveloppent le château de Rochedu côté de l’E. La couche la plus élevée, désignée sous le nom de Simeon, etmarquée par la lettre G sur la carte de M. Beaunier, semble correspondre àla troisième du Treuil. Deux petites couches immédiatement au-dessous,