DU TERRAIN HOUILLER. 563
Les couches n os 1 et 2 peuvent être suivies par leurs affleurements, de-puis la route de Mende, où le terrain houiller est recouvert par les allu-mons du Gardon, jusqu’au Vallat de Roncière, où elles sont interrompues.La couche n° 3 n’affleure que près de la route, et bientôt elle est recou-
Verte > à côté de la verrerie de Rochebelle, par les marnes inférieures dulias.
Les travaux souterrains de la couche n° 2 sont arrivés, sur neuf pointsdifferents, à une faille ou barrage orienté de l’E. à l’O. comme le Vallat defoncière. Ce barrage est formé de blocs de grès portant des traces de glis-sement; ils laissent entre eux des vides remplis quelquefois par du charbondevenu assez friable. Ce barrage, qui arrête et interrompt les couches, aaussi l’inconvénient de donner beaucoup d’eau dans la saison des pluies.La couche n° 3 est venue également butter au N. sur ce même barrage,T 11 est un accident général de la partie S. du terrain houiller d’Alais. Lac °ucbe n° 3 est, en outre, bornée à l’O. par un rapprochement du toit etdu mur, qui est connu sur une longueur de 5oo mètres du N. au S. AucunsSavaux n’ont dépassé ce serrement.
La couche n° 3, presque horizontale dans sa partie supérieure, s’inclined e plus en plus en descendant, et devient enfin presque verticale au niveaudu fond du puits Tubeuf. H y a même plusieurs points des travaux oùc ette couche est tout à fait renversée.
La partie supérieure de la couche n° 2 présente également une incli-naison moitié moindre que dans sa partie inférieure ; cette inclinaison va-Fle me me de î o mètres en 1 o mètres. Une circonstance particulière à cettec °ucbe est de renfermer, en plusieurs points, des bancs de schiste placéstrav ers dans la houille, comme si, pendant le dépôt du schiste du toit, laC °uche de houille s’était fendue, et que les vides se fussent remplis de la'Uatiere du toit. Très-souvent aussi cette couche de houille est divisée enüx Ve ines par un nerf de schiste, qui finit presque toujours par se joindreau toit. La houille de cette couche est, dans sa partie supérieure, dure,és brillante et à grains serrés; dans sa partie inférieure, au contraire, elle^ s t tendre, à tissu lâche, et se divise très-facilement en plaques parallèlesa stratification. La même différence, quoique moins marquée, existe® n tre la houille de la partie supérieure et celle de la partie inférieure dea couche n° 3 , qui, du reste , est beaucoup moins accidentée que celle n° 2 .
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