LAV
dtms le passage des Alpes . On les appelle aussiLavanges et Avalanges.
LAVANDE, s. f. Plante aromatique portant'de petites fleurs bleues qui viennent par epi.Botte de lavande. Mettre de la lavande dans dulinge. Eau-de-vie de lavande.
LAVANDIER. s. m. Officier de la Maisondu Roi j qui avoit soin de faire blanchir le linge.
LAVANDIÈRE, s. f. Femme qui lave lalessive.
LAVARET. s. m. Poisson très-bon a man-
ger , qui se trouve dans les lacs de Savoie , etqui est long d'un pied. Ses écaillés sont bril-lantes comme de l’argent , toujours nettes etbien lavées, d’où vient probablement le nomde Lavaret.
LAVASSE, s. f. Il se dit de la pluie lors-qu’elle tombe tout à coup, avec impétuosité etavec aboudance, et quelle coule à grands ruis-seaux. ïl vint tout à coup une grande lavasse.
LAVE. s. f. Matière fondue, qui, dans letemps de l’éruption des volcans, sort de leurSein, et forme comme des ruisseaux de feu.
LAVEMENT, s. m. L’action de laver. En ccsens il n’est guère d’usage qu’en ces phrasesqui sont du langage de l’Eglise. Le lavementdes pieds. Le lavement des Autels.
Lavement , se dit plus ordinairement dansla signification de clystère, qui est un remèdequ’on donne pour rafraîchir et pour dégager lebas-ventre. La décoction d'un lavement. Mettredu miel violât dans un lavement. Herbes à la-vement. Lavement rafraîchissant. Lavement detabac , de miel mercuriel , de graine de lin.Prendre un lavement Garder un lavement.Rendre un lavement. Faire un lavement avecdes herbes émollientes.
LAVER, v. a. Nettoyer avec de l’eau ouavec quelque autre chose de liquide. Laver dulinge. Laver la lessive. Se laver le visage. Selaver les mains. Un bassin à laver les mains.Se laver les pieds. Se laver la bouche. Laverune plaie avec du vin. La pluie a bien lavéles nies.
Ou dit aussi absolument, Laver , pour dire,Se laver les mains eu se mettant à table. Don-nes « laver.
On dit proverbialement et {igure'm., Laverhi tête à quelqu’un, pour dire. Lui faire unesévère réprimande. Et proverbialem., A laverlu tête d'un due, la tête d'un More, on y perds “ lessive•, pour dire, qu’On perd toutes lespeines qu’on prend pour instruire, pour corri-B er une personne stupide, indocile, obstinée^ms ses sentimens.
On dit figurément, Laver ses péchés avec sesarmes, pour dire, Pleurer ses péchés. 5e lavercrime , pour dira, S’en purger, s’en justi-er * ^ pour faire entendre qu’on ne veut pointpart dans une afîàire qu’on ne croil* ,s juste, on dit, Je m’eu lave les mains.
en parlant d'un fleuve, qu7I lavepour ^y^Albaignc) les murailles d’uneVille ,O n *?’ ‘P* !! passe auprès.
Sonner un *' Wer . d “ PFfT ’ pour dire ’ Lui
ce rtame préparation gui le rend
LAY
plus propre à souffrir récriture , plus uni etplus égal, ou qui en ôte simplement les taches.Et c’est encore dans le sens d oter les tachesque le$ Relieurs disent. Laver un livre.
Oridit encore parmHes Dessinateurs, Laverun dessin, pour dire, L’ombrer avec de l’encrede la Chine, etc.
Lavé, ée. participe.
Il est aussi adjectif : mais dans cette accep-tion il n’est d’usage qu’en parlant de certainescouleurs peu vives et peu chargées. Ainsi onditd’Uncheval ,qull est de poil bai lavé , pourdire, De poil bai clair. Et on appelle en Pein-ture, Couleur lavée , Une couleur foible et dé-chargée.
LAVETTE, subst. f. Petit morceau de lingedont on sç sert pour laver la vaisselle.
LAVEUR, EUSE. s. Celui on celle quilave. Laveur de vaisselle. Laveuse d'écuclles.
LAVIS , s. m. (L’S ne se prononce pas.)Terme de Dessinateur. Manière de laver undessin, ou avec de l’encre de la Chine, ou avecquelque autre composition.
LAVOIR, s. m. Lieu destiné à laver. Dansles villages on appelle Lavoir, Le lieu où onlave le linge. Lavoir de cuisine, est le lieu oùon lave la vaisselle. Il se dit aussi , dans lesCommunautés et dans les Sacristies , du lieu oùon se lave les: mains.
Lavoir, se dit aussi De la machine dont onse sert pour laver le minéral.
LAVURE. s. f, L’eau qui a servi à laver lesécuelïes. Il n’est guère d’usage qu’en cettephrase, De la lavure d'écuelles. Laver lesjambes d’un cheval avec de ta lavure d’é-cuelles.
Parmi les Orfèvres et les Monnoyeurs, onappelle Lavures, l’argent et l’or qui provien-nent de la lessive des cendres de leurs four-neaux, et des balayures ramassées des lieux oùils travaillent.
On dit aussi Lavure, en parlant d’un livrequ’on relie et qu’on lave.
L AX
LAXATIF, IVE. adject. Qui a la vertu, lapropriété de lâcher le ventre. Remède laxatif.1 isane laxative.
LA Y
LAYER. v. a. Terme des Eaux et Forêts.Tracer une laie, une route dans une Forêt.Loyer un bois. Voyez Laie.
Layé, ée. participe.
LAYETTE, s. f. Tiroir d’armoire ou l’onserre des papiers. Mettre des papiers dans unelayette. Dans le Trésor des Chartes et à laChambie des Comptes , la plupart des layettesétoient marquées par les noms des Provinces.
U se dit aussi d’En petit coffret de bois. Pe-tite layette.
On appelle aussi Layette, Le linge , leslanges, le maillot, et tout ce qui est destinépour un enfant nouveau-né. Donner unelayette ,une belle layette,
LÀYETfER. s. m.Celui qui fait des layettes,
LE i5-
de petites caisses de bois blanc.
LAYEUR. s. m. Celui qui fait des laies, ouqui marque le bois que l’on veut layer,
LÀZ
LAZARET, s. m. Lieu destiné dans quel -ques villes , et principalement dans certain?ports de la Mer Méditerranée , pour y fairefaire la quarantaine à ceux qui viennent delieux infectés ou soupçonnés d'être infectés dela peste.
LAZZI , s. m. Mot emprunté de l’flalien ’qui se prononce en français Lazi.Àction, mou-vement, jeu muet de Théâtre dans la représen*talion des Comédies. Les Comédies Italiennessent pleines de lazzi. Les lazzi d'Arlequin.
LE
LE, LÀ, LES. Le premier de ces trois ôio?»est l’article du nom masculin, au singulier, Lejour. Le second est l’article du nom féminin,au singulier, La nuit. Le troisième est l’articledu pluriel, et commun aux deux genres, Lesmois, les nuits.
Si les prépositions à ou de se trouvent de-vant l’article masculin au singulier, et que lenom suivant commence par une consonne, oupar un h aspiré, alors on change à le en au , etde le en du. Au mois. Du mois. Au Héros. DuHéros. Mais si le nom commence par unevoyelle, ou par un h non aspiré, alors la pré*position et l’article ne souffrent aucun change-ment, si ce nVst que l’article, soit masculin,soit féminin, s’élide. À Venf.nt, De Yenfint.À Vamitié.De V amitié.
Quant à l’article du pluriel, la même con-traction a lieu, par quelque lettre que com-mence le mot suivant. Pour à les on dit aux,et pour de les on dit des. AuxIIéros.DeslIéros.Aux Enfans. Des Enfans.
LE, LÀ, LES. Pronoms adjectifs et relatifs,dont le premier est pour le genre masculin ; lesecond pour le féminin \ le troisième pour lesdeux genres au pluriel. Voilà un bon livre.,lisez-le. Vous avez la gazette, donnez-la-nwi.Quand vous aurez des nouvelles , vous mêlaferez savoir.
Le , s’emploie aussi pour Cela ; et il est alorsrelatif à un adjectif ou à un verbe qui précédé,et n’a ni pluriel ni féminin. Ma fille ci nianièce ont été enrhumees , et le sont encore.Nous devons défendre Yhonncur et les intérêtsde nos parens , quand nous pouvons le fan esans injustice. Mais si c’est un substantif quiprécède, on se sert de Le, la, les , suivant legenre et le nombre du substantif, pour signi-fier, Lui ou elle, eux ou elles. Par exemple,un Médecin demande à une femme : Êtes-vousmalade ? Elle répond : Je le suis. Mais s'il de-mande : Etes-vous la malade pour laquelle onm'a fait venir? Elle doit répondre, Je la suis,c’est-à-dire, Je suis Elle.
Toutes les fois que le ou la sont devant unverbe qui commence par une voyelle, ils s’éli-dent dans l’écriture et dans la prononciation.Je la vis, je l'aimai. Quand le est après u*