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verbe, il ne s’élide point dans l'écriture, maisseulement dans la prononciation, lorsqu’il estsuivi d’une voyelle ; au lieu que dans la memecas, la ne souffre jamais d’élision.
LÉ. s. masc. La largeur d'une toile, d’uneétoffe entre ses deux lisières. Un U de damas.Un lé de velours. Tl y a trois lés de toile à cesdraps. Il faut cinq lés , six lés à cette jupe.L'Église étoit tendue de noir avec deux lés develours. Et on appelle Demi-lé , La moitié dela largeur d'un lé. C’est assez d’un demi-lé pourcela.
LE A
LÉANS. adv. de lieu. Là-dedans. Il estvieux, et n'est plus usité. Il étoit opposé àCéans.
LE C
LÈCHE, s. f. Tranche fort mince de quelquetliose à manger. Une petite lèche de jambon.On ne lai en a donné qu’une lèche. Il est fami-lier.
LECHEFRITE, s- f. Ustensile de cuisineordinairement de fer, et qui sert à recevoir lagraisse de la viande que l’on fait rôtir à labroche. Grande lèchefrite. Petite lèchefrite.Mettre la lèchefrite.
LECHER, v. a. Passer la langue sur quelquechose ; et ordinairement cela se dit De ceux quipassent par friandise la langue sur quelquechose de bon à manger. Lécher un plat. Lécherdes confitures sur une assiette. Quand un chuta mangé quelque chose, il s’en lèche les barbes.Les chiens lèchent leurs plaies , et les querissenien 1rs léchant. On dit que les ours lèchent leurspetits pour achever de les former.
Lorsqu’on veut faire entendre qu’Un hommen’aura point quelque chose qu’il voudroit bienavoir, on dit -proverbialement et populaire-ment, qu’il n’a qu’ci s’en lécher les barbes.
A lèche doigts. Façon de parler adverbialeet familière, qui se dit en parlant Des choses àmanger, qu’on ne donne qu’en petite quantité.Jl nous a donné <f 'assez boJines choses , maisil n’y en avoit qu’à lèche doigts.
On dit familièrement Des gens vils et bas,qu v I/s lèchent le cul à tout le monde.
Léché, ée. participe.
On dit familièrement d’Un homme mal faitet grossier, que C’est un ours mal lèche.
Léché, en Peinture, signifie, Ce qui est fini£ l’excès. Il se prend ordinairement eu mauvaisepart. Ce tableau est froid et léché.
On dit de même, qu’Un ouvrage est ti'opléché, pour (lire que l’Auteur a mis un sointrop minutieux dans les détails de son ouvrage.
LEÇON, s. f. Instruction' qu’on donne àceux qui veulent apprendre quelque science,quelque Langue. Leçon de Droit , de Théolo-gie, de Médecine, d’Italien, d’Allemand , deGrec. Ce Docteur , ce Régent a fait aujour-d'hui une belle leçon, une savante leçon. Fairedes leçons pubhques. Faire publiquement leçonde quelque chose.
Leçon, se dit aussi de ce que le précep-
LEC
teur donne à l’écolier à apprendre par cœur.Cet écolier apprend, étudie, récite sa leçon. Il■ sait sa leçon par cœur. Retenir bien sa leçon.
Il se dit aussi des préceptes que l’on jkmneà ceux qui veulent apprendre les Arts libéraux,ou quelqu’un des autres arts nobles, commecelui de monter à cheval, de faire des armes,celui de la peinture, de la sculpture, de l’ar-chitecture, etc. Il a pris des leçons d'un telÉcuyer, d’un tel Architecte, etc. Il en sait assez,il n’a plus besoin de vos leçons. Prendre sa le-çon de danse. Donner des leçons de dessin. Lesleçons de l’histoire, de l’expérience.
Leçon, sc dit figurément De toute sorted’instruction .que reçoit une personne, ou poursa propre conduite, ou pour traiter de quelqueaffaire. Je lui ai bien fait sa leçon.* Je lui aidonné sa leçon par écrit. Il a bien retenu , malretenu sa leçon. Il a été élevé chez un tel, où ila reçu de bonnes leçons. Il a eu de mauvaisesleçons. Cet événement a été pour moi une bonneleçon.
On dit, Faire la leçon à quelqu’un, pourdire, L’instruire de ce qu’il doit faire. Et l’ondit, qu’On a bien fait à quelqu'un sa leçon,pour dire, qu’Cu lui a fait une réprimande.
On dit proverbialement d’Un homme quipossède parfaitement une chose, qu’il en feroiileçon.
Leçon, signifie aussi La manière dont letexte d’un Auteur est écrit. Il y a deux diversesleçons dans ce texte. Voilà la bonne leçon.
Il se dit aussi figurément et familièrement,De la differente manière dont une chose estcontée, débitée. Vous dites cela de cette manière,mais il y a une autre leçon , une leçon diffé-rente.
On appelle aussi Leçon f Certains petitschapitres de l’Ecriture ou des Pères, qui fontpartie du Bréviaire , et que l’on récite ou quel’on' chante à Matines . Il y a trois leçons àchaque nocturne.
•LECTEUR, TRICE. s. Celui, celle qui lit.C’est un bon lecteur, un fort bon lecteur. C’estun méchant lecteur, il hésite, il bégaye.
Avis au Lecteur. Avertissement court qu onmet au commencement d’un livre imprimé.
On dit aussi proverbialement et figurément,Avis au lecteur. C'est un avis au lecteur ; etcela se dit lorsque sous des termes généraux,quelqu’un a dit des choses dans le dessein qu’unautre s’en fit l’application. Vous entendez bience qu’il vient de dire, c’est un avis au lecteur.
On le dit aussi d’Un malheur arrivé à quel-qu'un, et qui doit le faire penser a en éviter unpareil qui le menace. Cette maladie marque deValteratioji dans son tempérament, c est unavis au lecteur.
On appeloit en France chez quelques Reli-gieux, Lecteurs , Les Régens , les Docteurs quienseignoient la Philosophie, la Théologie . Untel Lecteur en Théologie, en Philosophie.
Lecteur, est aussi dans l’Église, Un 'desquatre Ordres qu’on appelle les Quatre Mi-neurs.
Dans les Maisons Religieuses, on appelle
LEG
Lecteur, Celui qui est en semaine pour lire auRéfectoire ; et dans les Maisons des Filles, onappelle Lectrice , celle qui lit à son tour dansle Réfectoire . On disoit dans le meme sens,
Lectrice de la Reine, Lectrice de Madame N.
Lecteur , est aussi chez un Roi, Un titre deCharge, dont la fonction est de lire devant leRoi. Lecteur du Roi. Il a acheté une charge deLecteur.
On appeloit Lecteurs Royaux , Les Profes-seurs du Collège Royaf ou de France . Lecteurdu Roi en Philosophie , en Mathématiques.
LEGTISTERNES. s. ni. pi. Terme d'Anti-quité . Festins auxquels les Romains invitoientles pieux, dont les statues éloient posées surd.es lits autour d’une table.
LECTURE, s. lém. Action de lire. J’ai as-sisté à la lecture d’une telle pièce. On ft la lec-ture du contrat en présence de .
Il signifie aussi Étude. Il s’est fort attaché ,fort adonné à la lecture. Il s’est rendu savantpar la lecture des bons Auteurs, par une conti-nuelle lecture. C’est un homme qui n’a pointde lecture. Il na aucune lecture. Avoir bien dela lecture. La lecture forme l’esprit. C'est unhomme d'une prodigieuse lecture.
Lectures au pluriel. Il a bien profité de seslectures.
LECYTHE. s. m. Terme d’Àntiqmté. C’étoifle nom d’un vase ùit en fbrme d’une grossebouteille,
LE D
LEDUM, ou LEDE. s, m. Arbrisseau quîest une espèce de ciste. Ses fleurs sont blanchesetassezsemblablesàdepetites roses. Ses feuillessont couvertes d’une matière gommeuse et ré-sineuse, dont on compose le Ladanum ou Lab-danurn. Voyez Ladanum.
LEG'
LÉGAL, Ale. adj. Qui concerne la Loi,qui est selon la Loi. Des formes légales. Voielégale. Moyens légaux.
Il se dit particulièrement de la Loi de Dieudonnée par Moïse . Les cérémonies légales. Lesviandes légales. Observations légales. Impuretélégale.
LÉGALEMENT, adv. D’une manière légale.
Cela n’est pas fait légalement.
LÉGALISATION, s. f. Certification de la 1
vérité d'un acte par autorité publique. Un actequi manque de légalisation.
LÉGALISER, v. a. Ajouter à un acte au-thentique les certificats nécessaires, afin qu’ilpuisse faire foi hors du ressort de la Juridictionoù il a été passé. Faire légaliser un acte. Fairelégaliser un extrait baptistaire , un extraitmortuaire.
Légalisé, ée. participe. Un acte en bonne *
forme , bien et ddment légalisé.
LÉGAT, s. m. Cardinal préposé par ïe Papepour gouverner quelque Province de l’ÉtatEcclésiastique. Légat deBblogne. Légat deFerrare .
On appelle LÉ&At a lafere, Un Cardinal