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Tome second. L - Z.
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Chine. Il y a des Mandarins lettrés , ef desMandarins militaires.

MANDÂT, s. m. Rescritdu Pape, par lequelil mande à un Collaleur ordinaire de pourvoircelui qu’il lui nomme, du premier Bénéfice quivaquera à sa collation. Mandat Apostolique.Les mandats n’ont plus lieu en France .

Mandat, en termes de Commerce, est unordre de payer, adresse' par un propriétaire defonds, au dépositaire desdits fonds. Il m’adonné un mandat sur, son Fermier, sur sonNotaire.

Mandat , en ternies de Jurisprudence , Acte .par lequel on commet le soin d'une affaire àquel {u an qui s’en cliarge gratuitement.

MANDATAIRE, s. m. Celui en faveur dequi le Pape a expédie' un mandat.

On appelle aussi Mandataire , Celui qui estchargé d’une procuration, d’une mission pouragir au nom d’un autre. Le Mandataire ne doitagir que conformément a ses pouvoirs. Dansles Êiats libres, les dépositaires du pouvoir nesont que l&j Mandataires du peuple.

MANDEMENT, subst. m. Ordre par écrit etrendu public, de la part d’une personne qui aautorité et Juridiction; Ordonnance d’un Juge,d'un Supérieur, etc. Le mandement de VAr-chevêque, de VËvêquc. Le mandement que lesÉlus ont envoyé pour les tailles. Le mandementdu Recteur de VUnivcrsité, Le mandement dela Ville.

Dans les Lettres Patentes du Roi, on dit, Si

»ONÏ¥ONS EN MANDEMENT.

Il signifie aussi La lettre, le billet qu’ondonne à quelqu'un, portant ordre à un Rece-veur ou Fermier de payer quelque somme.Tl a donné un mandement de telle somme surson Fermier. Accepter un mandement. J’aipayé selon votre mandement.

MANDER, v. a. Envoyer dire, faire savoirou par lettres, ou par messager. Je lui ai mandécette nouvelle. Je lui ai mandé par un tel, que.,,.Ne voulez-vous rien mander à Paris ? Je lui aimandé qu’il vint, je lui ai mandé de %>enir.

On dit proverbialement, pour faire entendrequ’on n’a pas craint de dire en face ^quelqu’unune chose fâcheuse, Je ne lui ai point .mandé,je lui ai dit que ....

Mander quelqu’un , C’est lui donner avisou ordre de venir. On a mandé tous les parens.Il a mandé son Intendant. Le Roi manda leParlement. Il fut mandé à la Cour.

On dit, qn'Un homme a mandé ses équipa-ges. scs carrosses, scs chevaux, ses chiens , etc.pour dire, qn II a donné ordre qu’on les lu.envoyât.

Mandé , ée. participe.

MANDIBULE, s. f* Mâchoire. Terme d’Àna-tomie. Mandibule inférieure. Mandibule siipé-Vicurc.

MANDILLE. s. f. (On mouille les L.) Sortede casaque que les laquais poitoient autrefois.Je l’ai vu laquais , il portait la mandille.

MANDOLINE, s. f. Petite mandoçg.

MANDORE. s. f. Espèce d’instrument demusique à plusieurs cordes, qui est en forme

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d’un polit luth, et qui se touche avec les doigts.Maudore luthée. Jouer de la mandore.

MÀNDRAGQIïE. s. f. Plante dont on dis-tingue deux espèces, la blanche ou la mâle. h.femelle ou la noire. La première porte un fruitde la grosseur dune petite pomme ; au lieu qncelui de la seconde espèce, est plus petit et enforme de poire. L’une et l’autre Mandragoreont l’odeur forte et désagréable. Les Médecins emploient quelquefois lecorce de leurs racines,mais avecbeauconpde précaution, parce qu’elles»sont très-narcotiques, el qu’elles purgent avecviolence. On ne s’en sert guère qu'à l’extérieurpour amollir les humeurs squirreuscs et lesécrouelles.

MANDRIN, s, m. Les Serruriers nommentainsi tous les poinçons qui servent à percer lefer à chaud.

Les Tourneurs et Tabletiers appellent Man-drin, Les pièces sur lesquelles ils assujettissentles ouvrages qui ne peuvent être tournés entreles pointes.

MANDUCATION, s. f. U ne se dit que defaction par laquelle on mange le sacré Corps deNotre-Seigncur dans l’Eucharistie .

MANÉAGE. s. m. Terme de Marine. Il sedit Du travail que les Matelots sont obligés defaire pour charger sur un navire, ou pour endécharger les planches, le merrain, le poisson.etc. pour quoi il ne leur est point dû de sa-laires.

MANÈGE, s. m. Exercice qu’on fait faire àun cheval pour le dresser. Un cheval propre aumanège, dressé au manège. Bon pour le ma•nége. Mettre un cheval au manège. Faire lemanège. Cheval de manège.

Il signifie aussi Le lieu ou. l’on exerce leschevaux pour les dresser, et où l’on donne desleçons d équitation. Un beau manège. Un ma-nège couvert. Un manège découvert.

Manège, se dit au figuré, et signifie Certai-nes manières d’agir adroites et artificieuses. Jecomtois le manège de ces <pms-hi. Il y a uncertain manège à la Cour , qu'il faut savoirquand on veut y vivre. Je ne suis pas encorefait à ce manège. Voilà un étrange manège .Avoir dit manège.

MANES, s., m. pi. Nom que les Anciensdon-noient u l’ombre, à l’âme d’un mort. Polixène fut sacrijiéeaux Mânes d’Achille . Mânes plain-tifs. Apaiser les mânes irrités.

MANGANÈSE, s. foin. Minéral ferrugineux•tu’ on emploie pour faire disparoitre la couleurverdâtre du verre, lorsqu’il est encore en fusion.

MANGEABLE, adj. des 2 genres. Qui peutse manger sans dégoût. Ce pain n'est pas man-geable. 1 .

MANGEAILLE. s. f. Il Se dit proprementDe ce qu’on donne a manger à quelques ani-maux domestiques, à des oiseaux. Faire de lamangeaille pour les volailles , leur donner de lamangeaille.

Mangeaille, se dit aussi dans le style fa-milier , De ce que mangent les hommes. On ditfamilièrement, Cet homme est toujours occupéde mangeaille .

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MANGEANT, ANTE. adj. Qui mange. Tlest bien buvant et bien mangeant. Je l’ai laisséebien buvante et bien mangeante.

MANGEOIRE, s. f. L’auge où les chevauxmangent. Mettre de Vavoine dans la mangeoive.

On dit proverbialement et figurémentqu’ffnhomme tourne le dos à la mangeoire, pour■ire, qu’il fait tout le contraire de ce qu’il de-' voit faire pour arriver à son but.

MANGER, v. act. Mâcher et avaler quelquealiment pour sq nourrir. Manger du pain, dela viande, du fruit. Cela est bon à manger. Le schevaux mangent du foin,de l'avoine. Le loupmange la brebis. Les limaçons, les chenillesmangent les fruits. Les souris , les rats man-gent les grains. Les oiseaux mangent les mou-cherons, les vermisseaux.

Manger, se met aussi absolument et sansrégime, fi n’a mangé d'aujourd'hui. Il n'a ni buni mangé. Il a été trois jours sans manger. Ilne manc e pas , il dévore. Ils boivent et mangentensemble. Il boit et mange ordinairement aveclui. Manger chaud, manger froid. Donner àmangej\ Salle à manger. L’appétit vient enmangeant.

On dit figurément et populairement, Man-ger comme un chancre, pour dire, Manger ex-cessivement.

On dit aussi au figuré, L’appétit vient enmangeant, pour dire, que L’ambition, quel'cnvic d’amasser du bien augmente toujours.

On dit proverbialement, À petit manger,bien boire.

On dit proverbialement, Qui se fait brebis,le loup le mange, pour dire, que Qui a trop debonté, trop de patience, trouve bientôt desgens qui en abusent.

On dit proverbialement, que Les gros pois-sons mangent les petits, pour dire, que Lesgens puissans oppriment les foibles.

On dit familièrement et figurément, qu’ Un<spersonne a mangé son pain blanc le premier,pour dire, que Le commencement de sa vie aété plus heureux que la suite.

On dit proverbialement, lorsque la mésin-telligence se met entre deux personnes accou-tumées à vivre aux dépens d’autrui, et intéres-sées à bien vivre ensemble, La guerre est bienforte quand les loups se mangent.

On dit figurément et proverbialement,qu’U» homme sait bien son pnnmangei '.pourdire, qu’U entend bien ses intérêts, qu’il saitbien se démêler de toutes sortes d’affaires.

On dit familièrement, qu’Uu homme mangedans la nirun, pour dire, qu’U abuse de la fiwmiliarité qu’on lui permet.

Manger , signifie aussi. Prendre ses repas.Il va manger chez un tel. Il mange à l auhciutr.Un tel tient table, il donne à manger. Ott mange proprement chez lui.

On dit, Manger son bien , pour dirj, Con-sumer son bien; et il se dit plus ordinairementde ceux qui le dissipent en débauches ou eufolies dépenses. S'il se jette dans la débauche ,.1 mangera tout son bien en peu de temps . Maura bientôt mangé tout son fait. U mange