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Tome second. L - Z.
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fait métier de débaucher et de prostituer desfemmes j des filles.

MAQUERELLAGE, s. m. Le métier de dé-baucher et de prostituer des femmes. C est uninfâme métier que ïe maquerellage. Faire unmaquerellage. C’est uu terme malhonnête.

MAQUIGNON, s. m. Marchand de Chevaux.Bon maquignon. Riche maquignon. J'ai étéchez tous les maquignons pour trouver un boncheval de p«s. Les écuries des \naquignons sonttoutes dégarnies. Ce maquignon m’a trompé.

On dit d'Un homme qui se mêle de reven-dre , de troquer, de raccommoder des chevaux,que C'est un grand maquignon.

Il se dit aussi figurément et familièrement,De tous ceux qui s’intriguent pour ménager unmarché d’Officcs , de Charges, etc. pour fairedes mariages. Maquignon de charges. Maqui-gnon de mariages. Le mot Maquignon se ditsouvent eu mauvaise paît, surtout dans cedernier sens.

MAQUIGNONNAGE, subst. m. Métier deMaquignon. Il entend bien le maquignonnage .

U se dit aussi figurément, familièrement elen mauvaise part, en parlant De certains com-merces secrets. Je n’entends rien à tout ce ma-quignonnage.

MAQUIGNONNER. v. a. User d’artificepour faire paroitre les chevaux meilleurs qu’ilsne sont, A dessein de s’en défaire. Ce cheval a étémaquignonné.

Il signifie aussi figurément et familièrement,S’intriguer pour faire vendre quelque chose ,des Offices , des Charges ; pour faire quelquemarché, à dessein d’en tirer quelque profit. Ilse prend en mauvaise part.

Maquigboské , ée. participe.

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MARABOUT- s. m. Prêtre Mahométan atta-ché au service d’une Mosquée.

Le peuple, parmi nous, appelle Marabous,ceux qu’il trouve extrêmement laids.

On appelle encore Marabout, une sorte decafetière de fer blanc et battu, qui a le ventretrès-large, et qu’on nomme autrement Cafetièredu Levant.

MARAÎCHER , s. m. Jardinier qui cultiveton marais.

MARAIS, s. m. Terres abreuvées de beau-coup d’eau qui n’a point d’écoulement. Paysde marais. Cette place est au milieu d'un ma-rais.

On appelle Marais salant , Un espace deterre où l’on fait venir de l’eau de la mer pourfaire du sel.

On dit proverbialement et figurément, Sesauver par les marais , pour dire, Se tirer d’em-barras par de mauvaises raisons.

Marais , signifie aussi à Paris , Un terrainlias où l’on fait venir des herbages, des légumes,etc. Un arpent de marais. Un bon marais.

MARASME, s. m. Maigreur extrême, con-somption. Tomber dans le marasme.

MARATRE, s. f. Belle-mère: Il ne se dit quepar. manière d’injure, d’üne femme mal-J

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traite les enfans que son mari a eus d’un pre-mier lit. Cruelle marâtre.

11 se dit aussi d’Une mère qui n’a point detendresse pour ses enfans, qui les traite dure-ment. Ce n'est pas une mère , cixst une marâtre.

MARAUD, AUDE , s. Terme dfinjure et demépris. \ il et impudent coquin. C'est un ma-raud. C'est un franc maraud. C'est une co-quine, une maraude. Il se dit quelquefois enplaisanterie, comme la plupart des autres ter-mes H’injurcs.

MARAUDE, s. fém. Terme de Guerre, Volcommis par les gens de guerre dans les envi-rons du camp, ou en s’écartant de l’année. Ilva en maraude.

MARAUDER, v. n. Aller en maraude. Ilssont allés marauder.

On appelle Village maraudé , un villagepillé par les maraudeurs.

MARAUDEUR, s. m. Celui qui va en ma-raude. Il tomba entre les mains des marau-deurs.

MARAVEDIS. subst. m. Petite monnoie decuivre qui sert de monnoie de compte en Es-pagne . La Pistole a>aut deux mille seize ma -ravedis.

MARBRE, s. m. Sorte de pierre calcaire ex-trêmement dure et solide, qui reçoit le poli, etsert principalement aux ouvrages de sculptureet d’architecture. Marbre blanc. Marbre noir.Marbre de plusieurs couleurs. Marbre veiné.Marbre jaspé. Scier le marbre . Polir le marbre.Les Sculpteurs font leurs plus beaux ouvragesavec du marbre blanc. Cela est dur commemarbre , froid comme martre. Une figure, unestatue de marbre. Une colonne de marbre. Utitombeau , une tombe de marbre. Un chambranlede marbre. Des curreaux de marbre. Tout lededans est inamstê de marbre. Le dehors de cepalais est enrichi d’incrustations de marbre.Une carrière de marbre. Le marbre de Grèce est extrêmement estimé. On tire de très-beaumarbre des montagnes de Gènes. On a trouvédes carrières de marbre dans les Pyrénées .Graver sur le marbre.

On appelle Marbre statuaire , Le marbrequ’on emploie à faire des statues.

On dit au pluriel, Des marbres , pour dire,Des ouvrages en marbre, ou des échantillonsde différens marbres. Il y a de beaux marbresdans ce cabinet

On appelle Marbre , chez les Imprimeurs ,La pierre sur laquelle ils mettent les caractèresarrangés et mis en pages, pour les imposer, etpour corriger les formes. Marbre , se dit ausside la pierre qui sert à broyer les drogues et lèscouleurs.

On appelle au Palais, Table de marbre , LesJuridictions dé la Connétablie, de l’Amirauté etdes Eaux et Forêts.

MARBRER, v. a. Imiter par la peinture lemélange et la disposition des différentes cou-leurs qui se trouvent en de certains marbres.Marbrer la corniche d’une cheminée. Marbrerun chambranle.

Il se dit aussi Du papier sur lequel on imite j

M A. R Gij

le marbre, en y appliquant plusieurs couleursdifférentes ; et de la couv erture d'un livre enveau, où l’on applique du noir et de l’eau-forte.Marbrer du papier. Marb'cr sur tranche.Mar-brer la couverture d’un livre.

Marbré, ée. participe. Du papier maj'bré.Veau marbre.

On appelle Etoffes marbrées, Des étoffes oùil y a des soies ou des laines de différentes cou-leurs mêlées ensemble. On appelle Truffés mar-brées, Des truffes qui sont grises et blanches endedans.

MARBREUR, EUSE, s. Artisan qui marbrédu papier.

MARBRIER, s. m. Ouvrier, artisan qui tra-vaille ù scier et à polir le marbre.

MARBRIÈRE, s. fém. Carrière d’où l’on tirele marbre.

MARBRURE, s. f. L’imitation du marbresur du papier, ou sur la couverture-d'un livre.Une belle marbrure.

MARC. s. m. Demi-livre. (Le C ne se pro-nonce point. ) Poids qui contient huit onces.Les ouvrages d’or et d'argent se vendent aumarc. Cent marcs de vaisselle d’argent Le marcd'argent , poinçon deParis, vaut tant Cela pèsetrois marcs et tant d'onces. On prend tant pari marc pour la façon de la vaisselle d’argent.

Poids de Marc. Manière de compter lespoids des marchandises, selon laquelle la livré 1a toujours seize onces comme à Paris , et nonpas douze ou quatorze onces comme en d’autreÿlieux, J'achète trois livres de cette marchandisepoids de marc.

On dit en termes de Palais, Au marc la livre\pour dire,Au sou la livre, au prorata de ce quiest dû a chaque créancier.

Marc d’or, est une certaine finance que Letitulaire d’un Office paye au Roi avant que d’enobtenir les provisions. Il n’a pu obtenir scs pro-visions, parce qu'il n'a pas payé le marc d’or.-Les Trésoriers du marc d'or. Les Chevaliers desOrdres du Roi ont leurs pensions assignées surle marc d’or.

MARC. s. ni. ( Le C. ne se prononce point. )Ce qui reste de plus grossier et dé plus terrestrede quelque fruit, de quelque herbe, ou d’autrechose qu’on a pressée pour en tirer le suc.Marc de raie,ins. Marc de pommes. Le marc desherbes qui ont été pressées dans une serviette.Se mettre dans le marc du raisin, pour se for-tifier ïe.; jambes. Marc de café.

On appelle Marc, soit de raisins, soit de'pommes, ce que l’on en pressure à la fois. Vn-petit marc. Un gros marc. Il n'a pas assez de’i aisins pour en faire un marc. Tailler , retaillerun marc ,

MARCAIGE, s. ni. Nom d’un droit qui selève sur le poisson de mer. Droit de Marcaige.

MARCASSIN, si m. Le petit du sanglier,qui suit encore la laie. Un marcassin de trois’mois. On leur servit un marcassin ti souper.

MAIVCASSITE. s. f. Certaine pierre miné-rale, composée de fer ou dé cuivre et de soufre,d’une figure anguleuse. Voyez Pyrite .

MARCHAND, ANDE. «.Qui fait profession